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Judas

dit l'Iscariote

Giotto, le Baiser de Judas
Giotto, le Baiser de Judas

Un des douze apôtres.

Les Évangiles racontent comment, pour 30 deniers d'argent, il livra Jésus aux grands prêtres, et, comment, par un signe convenu pour le désigner aux soldats venus l'arrêter, il vint à lui au jardin des Oliviers (Gethsémani) et lui donna un baiser. [D'où l'expression baiser de Judas pour désigner le baiser d'un traître, une caresse hypocrite.]

Après la condamnation de Jésus-Christ, Judas, accablé de remords, alla rendre l'argent de la trahison et se pendit dans un endroit dit « le champ du potier ».

Dans son évangile, Matthieu (XXVI, 14 ; XXVII, 3-10), qui relate l'épidode en détail, insiste, selon son habitude, sur l'accomplissement des Écritures : « Alors Judas, qui l'avait livré, voyant qu'il était condamné, se repentit, et rapporta les trente pièces d'argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, en disant : J'ai péché, en livrant le sang innocent. Ils répondirent : Que nous importe ? Cela te regarde. Judas jeta les pièces d'argent dans le temple, se retira, et alla se pendre. » Dans les Actes des apôtres (I, 16-19), Luc ajoute quelques détails atroces sur le suicide, comme on le faisait souvent dans les récits de mort des impies.

Judas étant un nom très répandu, il fallait ajouter le surnom « Iscariote » pour le désigner en tant que celui qui trahit Jésus. Mais on ne sait pas avec certitude si cette précision faisait référence à son lieu d'origine (Kerioth, village de Samarie), à son appartenance possible à un groupe de résistants armés à l'occupation romaine (« Iscariote » serait alors une corruption du mot latin sicarius), ou même, par quelque étymologie obscure, à quelque trait de son apparence physique (« le roux »), de sa personnalité (« le menteur »), ou de sa trahison (« celui qui a livré » ou « pour un salaire »). Les exégètes ont également beaucoup glosé sur la question de savoir si Judas avait « communié » à la dernière Cène. À constater les divergences entre les Évangiles, il semble qu'ils n'avaient guère le souci d'apporter des précisions chronologiques sur le moment où Judas a quitté le repas. On remarquera seulement qu'en recevant le baiser qui le désignait pour l'arrestation, Jésus dit encore à Judas : « Mon ami… » (Matthieu, XXVI, 50).