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Héraclius Ier

(en Cappadoce vers 575-641), empereur byzantin (610-641).

Fils de l'exarque de Carthage, il renverse l'usurpateur Phokas (610).

La situation de l'Empire est désastreuse : l'économie et les finances sont ruinées, l'armée est décomposée et le territoire ouvert aux invasions des Perses (prise d'Antioche [611], de Jérusalem [614] et de l'Égypte [619]), des Avars (devant Constantinople [619]) et des Lombards (Italie).

Héraclius songe à déplacer la capitale en Afrique, mais il en est empêché par le patriarche Serge, qui met à sa disposition les richesses de l'Église. Il réorganise l'armée, puis conclut la paix avec le khan des Avars (620). Il refoule les Perses sur l'Euphrate, pénètre en Azerbaïdjan (623) et en Arménie (624-625), et détruit le temple du Feu à Ganzak (auj. Tabriz).

Ces succès sont interrompus par un retour des Perses, qui le rejettent sur le Caucase et, avec l'appui des Avars, des Bulgares et des Slaves, attaquent Constantinople (626). Après avoir acheté l'alliance des Khazars établis sur la Caspienne, Héraclius reprend le dessus (627). Occupant la Géorgie, il entre en Mésopotamie, où il détruit l'armée perse près de Ninive, et marche sur Ctésiphon. Ses victoires provoquent une révolution et l'assassinat de Khosrô II (février 628), dont le successeur, Kavadh Chiroë, rend à l'Empire ses conquêtes et la vraie Croix, qu'Héraclius rapporte triomphalement à Jérusalem (630).

Tirant profit de l'essoufflement de la Perse comme de Byzance, les Arabes s'emparent de la Syrie (victoires d'Adjnadayn [634] et de Damas (635]), détruisent l'armée byzantine sur le Yarmouk (636), enlèvent Jérusalem (638), et conquièrent la Mésopotamie (639) et l'Égypte (639-642).

À l'intérieur, Héraclius, cherchant un compromis entre les monophysites et les orthodoxes, croit le trouver dans le monothélisme, qui sera énergiquement combattu par les deux partis et ne fera qu'aggraver la confusion. Sous son règne, l'Empire prend un caractère grec très accusé, l'empereur ayant adopté le titre de basileus, et fait du grec la langue officielle. D'abord marié à Eudoxie, dont il eut Constantin III, Héraclius Ier épousa (614) sa nièce Martine, qui lui donna Héraclius II.

Son fils, Héraclius II Héraclonas (618-Rhodes ? 645), empereur byzantin (641), fut contraint de couronner son neveu, Constant II (septembre 641) ; une émeute le chassa peu après (novembre 641).

Pour en savoir plus, voir l'article Empire byzantin : histoire.