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George Harrison

Guitariste et compositeur de rock britannique (Liverpool 1943-Los Angeles 2001).

C'était le numéro 3 des Beatles, du moins l'a-t-on ainsi classé quand il a bien fallu mesurer les influences individuelles au sein des Fab Four. Jugé par George Martin — l'indéboulonnable producteur — inapte à chanter les compositions de John et de Paul, Harrison chante néanmoins sur quelques compositions des Beatles pendant les concerts anglais et allemands de la jeune troupe. Mais, au fond, il reste le guitariste à qui on demande un jeu cristallin, un point c'est tout.

C'est lui, pourtant, qui convertit le groupe aux joies planantes des mystères de l'Inde : sitar, mantra et méditation. Les influences orientales ne le quitteront jamais (même s'il refuse de rejoindre la secte Hare Krishna, dont il rejette la morale sexuelle). En 1992, il avouait croire toujours à l'hypothétique force du « Peace & Love » et s'adonner quotidiennement à quarante minutes de méditation.

Actif. Pourtant, George n'a jamais chômé. On lui doit quelques belles compositions, au sein des Beatles (Taxman, While My Guitar Gently Weeps, Something …) puis en solo (avec le très bel album All Things Must Pass, qu'il ose sortir en 1970, juste au moment de l'éclatement des Beatles… Le disque comporte un hit My Sweet Lord qui sera attaqué pour plagiat du She's So Fine des Chiffons).

On le voit participer, en 1971, au véritable premier concert de soutien humanitaire, pour le Bangladesh (avec Ravi Shankar, Bob Dylan, et son meilleur ami, Eric Clapton, à qui il n'en voudra pas de lui avoir enlevé sa première femme, Patti Boyd). Bien que poursuivant des buts strictement caritatifs, Harrison se retrouve otage dans un conflit politique, découvrant ainsi les contradictions de l'action humanitaire.

Comme la formule 1, le cinéma l'attire : il produit la Vie de Brian, de ses copains les inénarrables Monty Python, et, quelques années plus tard, Shanghai Surprise, avec Madonna (cette activité de producteur menacera d'ailleurs de le ruiner, car le gentil George ne se méfiera jamais assez). Il collabore à l'épopée Traveling Wilburys, enregistre le très beau Cloud Nine (1987) puis Live In Japan (1992), prolongement de sa première tournée solo lancée à l'initiative de Clapton, bel exploit pour l'ex-superstar qui n'osait plus jouer en vedette face au public, et juste revanche pour le Beatle de l'ombre….

Un artiste regretté. En 1999, il échappe à la mort alors qu'un déséquilibré lui assène plusieurs coups de couteau. Mais George Harrison est rattrapé par la maladie et meurt à l'âge de 58 ans d'un cancer en novembre 2001. Son dernier album, Brainwashed, écrit avant sa mort, sort en 2002. En 2011, Martin Scorsese signe un documentaire sur la vie de George Harrison intitulé Living in the Material World.