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Rafic Hariri

Émile Lahoud et Rafic Hariri
Émile Lahoud et Rafic Hariri

Homme d'affaires et homme politique libano-saoudien (Sayda 1944-Beyrouth 2005).

1. Le reconstructeur du Liban

Issue d'une modeste famille musulmane sunnite, il étudie les sciences commerciales à l'université de Beyrouth avant de se rendre en Arabie saoudite, où il crée, en 1978, sa propre société de construction, Oger, et acquiert la nationalité saoudienne. Devenu l'un des hommes d'affaires les plus fortunés du Moyen-Orient, il crée en 1979 une fondation, qui permet notamment à plusieurs milliers de jeunes Libanais d'étudier dans des universités d'Europe, des États-Unis ou du Canada. Par le biais de sa société, il s'investit dans la reconstruction économique et matérielle du Liban ravagé par la guerre.

Il participe aux conférence de Lausanne et de Genève en 1984 et contribue à la conclusion de l'accord interlibanais de Taif (1989), qui met fin à la guerre civile, et lance le projet d'un amendement de la Constitution.

2. Président du Conseil

Nommé président du Conseil des ministres du Liban en octobre 1992, il mène une politique de réformes et de grands travaux (le « miracle Hariri ») jusqu'en décembre 1998, date à laquelle il démissionne. À nouveau nommé président du Conseil en octobre 2000, il se heurte à la politique prosyrienne du président Émile Lahoud et démissionne le 12 octobre 2004, à la suite de l'obtention par ce dernier d'une reconduction de son mandat présidentiel pour trois ans.

2. L'attentat du 14 février 2005

Rafic Hariri meurt, ainsi que 22 autres personnes, victime d'un attentat à la voiture piégée le 14 février 2005 à Beyrouth. À la demande de la France et des États-Unis, une enquête internationale est mandatée par l'ONU pour élucider les circonstances et les responsabilités de cet assassinat, dans lequel seraient impliqués les services secrets syriens et libanais. Créé le 30 mai 2007 pour juger les auteurs présumés de l'assassinat, le Tribunal spécial des Nations unies pour le Liban (TSL) entame ses travaux le 1er mars 2009 ; le 30 juin 2011, il émet quatre mandats d'arrêt contre des hauts responsables du Hezbollah.

Pour en savoir plus, voir l'article Liban : histoire.