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John Scott Haldane

Physiologiste et psychologue britannique (Édimbourg 1860-Oxford 1936), frère du vicomte Haldane of Cloan.

Diplômé de médecine de l'université d'Édimbourg (1884), il enseigne ensuite à Oxford (1887-1913) avant de prendre la direction d'un laboratoire de recherche minière à Birmingham. Il se consacre à des recherches sur la physiologie de la respiration et les gaz du sang. Il s'efforce, en particulier, de comprendre le processus par lequel l'oxygène de l'air inspiré pénètre dans le corps et parvient aux capillaires et celui par lequel le gaz carbonique s'échappe des capillaires pour rejoindre l'air expiré..

Partisan convaincu des méthodes expérimentales, il n'hésite pas à s'enfermer dans une chambre étanche pour étudier l'air vicié, et met ainsi en évidence la toxicité du monoxyde de carbone. Il étudie également les gaz toxiques mortels qui se forment dans les mines après un coup de grisou ou un coup de poussière. En 1898, il met au point un appareil pour l'analyse des gaz respirés et, quelques années plus tard, avec Joseph Barcroft (1872-1947), une méthode d'analyse du contenu gazeux du sang. Il étudie aussi la composition de l'air dans des espaces confinés tels que les égouts. On le sollicite pour établir des mesures de sécurité dans les travaux de génie civil tels que la construction de tunnels ou le creusement de mines, ou pour résoudre les problèmes de ventilation dans les bâtiments, les bateaux et les sous-marins

En 1905, il publie avec son collaborateur John Gillies Priestley (1879-1941) un mémoire resté classique sur la régulation de la ventilation pulmonaire. Les deux chercheurs démontrent que le gaz carbonique présent dans le sang – qui dépend de la concentration de ce gaz dans l'air des alvéoles pulmonaires – est le principal responsable des variations de fréquence et d'intensité de la respiration. Cette publication et les méthodes d'analyse mises au point par Haldane vont imprimer un vigoureux développement à la physiologie de la respiration.

Haldane entreprend des expériences en altitude, pour étudier les effets physiologiques de la diminution de la pression atmosphérique. Ses recherches l'amènent à s'intéresser également aux effets physiologiques de la plongée à grande profondeur. Après de nombreuses expériences sur des animaux, il arrive à la conclusion que les plongeurs peuvent remonter rapidement, sans risque d'accident, à une profondeur dont la pression absolue est inférieure de moitié à leur plongée la plus profonde. Il publie ainsi, en 1904, les premières tables de décompression par paliers, jusqu'à une profondeur de 60 m, adoptées bientôt par l'Amirauté britannique puis par la Marine américaine, et, en 1907, il met au point un appareil de décompression permettant d'accroître la sécurité des plongées en eau profonde.

Pendant la Première Guerre mondiale, lorsque les Allemands inaugurent l'emploi de gaz de combat, il se rend sur le front à la requête du gouvernement britannique pour tenter d'identifier les substances utilisées. Très intéressé par les questions philosophiques, et notamment par les rapports entre la science et la philosophie, il développa des conceptions proches du vitalisme.