(Alcalá de Henares 1503-Vienne 1564), roi de Bohême et de Hongrie (1526), roi des Romains (1531) et empereur germanique (1556-1564).
Frère cadet de Charles Quint, il se fait attribuer les possessions héréditaires des Habsbourg en Autriche (1521) et est son lieutenant dans le Saint Empire. Ayant épousé en 1521 Anne Jagellon, il se fait élire roi de Bohême et de Hongrie (1526) à la mort de son beau-frère, Louis II, tombé à Mohács. Il dote ses États d'une administration unifiée. Il doit lutter contre les Ottomans qui soutiennent son rival Jean Zápolya, assiègent Vienne (1529) et prennent Buda (1541). Confronté au progrès de la Réforme dans l'Empire, il tente, tout en restant un ferme partisan du catholicisme, de préserver la paix religieuse (traité de Passau [1552], paix d'Augsbourg [1555]). Élu roi des Romains en 1531, il succède à Charles Quint qui abdique en 1556.
(Graz 1578-Vienne 1637), roi de Bohême (1617), roi de Hongrie (1618), empereur germanique (1619-1637), cousin et successeur de Mathias.
Archiduc de Styrie (1590), il persécute les protestants de l'Autriche intérieure et défait à la Montagne Blanche (novembre 1620) les nobles protestants de Bohême qui s'étaient révoltés contre son autorité. Cette rébellion tchèque est à l'origine de la guerre de Trente Ans (1618-1648). Allié à l'Espagne et à la Bavière, il remporte, grâce aux armées de Tilly et de Wallenstein, de brillantes victoires sur Christian IV, roi de Danemark. En 1629, il veut parachever sa reconquête catholique en promulguant l'édit de Restitution (6 mars 1629) qui rallume la guerre. N'ayant pu faire élire son fils, le futur Ferdinand III, « roi des Romains », par la Diète de Ratisbonne en 1630, il y parvient en 1636.
(Graz 1608-Vienne 1657), roi de Hongrie (1625), de Bohême (1627) et empereur germanique (1637-1657).
Fils et successeur de Ferdinand II, il continue la lutte contre les Bourbons et les Suédois, mais les revers que ceux-ci lui infligent l'obligent à engager des pourparlers (1644) qui mènent aux traités de Westphalie (1648).