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Salam Fayyad

Homme politique palestinien (Dayr al-Ghassun, Tulkarem, 1952).

1. Ministre des Finances (2002-2007)

Docteur en économie de l'université d'Austin dans le Texas, expert à la Banque mondiale à Washington (1987-1994), il est – de retour en Palestine après l'établissement de l'Autorité nationale palestinienne (1994) – représentant du Fonds monétaire international (1995-2001), avant d'exercer à l'Arab Bank.

Réputé pour sa compétence et son intégrité, S. Fayyad est nommé ministre des Finances en 2002, un poste dont la création est imposée par les donateurs afin de rendre plus transparents les comptes d’une Autorité nationale palestinienne minée par la corruption. Soucieux de préserver son indépendance, il fonde la Troisième voie, parti politique qui obtient deux sièges au Conseil législatif aux élections législatives de janvier 2006.

2. Premier ministre de l'Autorité nationale palestinienne (2007-2013)

Après la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas (juin 2007), il est chargé par le chef de l'Autorité nationale palestinienne, Mahmud Abbas, de diriger un gouvernement dont l'autorité ne s'étend qu'à la Cisjordanie.

À la tête d'un nouveau gouvernement depuis mai 2009, S. Fayyad s'efforce de créer les conditions d'un futur État palestinien par une action concrète sur les plans économique et institutionnel. Il entreprend ainsi une réforme des structures politico-institutionnelles de l’Autorité nationale palestinienne, qui va dans le sens de l’accomplissement de son projet « d’État d’abord ». Ce projet (rendu public en août 2009) vise à démontrer à la communauté internationale que l’ANP est en passe de devenir une entité qui fonctionne de manière transparente et professionnelle et qu’elle sera prête, sous peu, à endosser les responsabilités d’un véritable État.

S'il obtient très largement le soutien politique et financier des États-Unis et de l’Union européenne, il est très critiqué en interne. Ses opposants, d’horizons très divers, s’en prennent à l’aspect néolibéral des réformes et/ou à l’omission de la dimension territoriale du conflit. Une partie des classes moyennes adhère toutefois progressivement à la politique du Premier ministre en Cisjordanie, en raison de l’amélioration des conditions économiques et sécuritaires qu’il engendre. Mais cette adhésion se fait sans grand enthousiasme politique et est fragilisée par l’émergence de « questions sociales » dans le débat public à compter de 2011-2012.

Privé d'aides suffisantes de la part de la communauté internationale et soldant des mois de conflit avec le Fatah et M. Abbas, S. Fayyad présente en avril 2013 sa démission à ce dernier, qui l'accepte aussitôt.

Pour en savoir plus, voir l'article Question palestinienne.