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Étienne Eyadéma Gnassingbé, dit Gnassingbé Eyadéma

Général et homme d'État togolais (Pya, près de Lama-Kara, 1935-au-dessus de la Tunisie, au cours d'un transfert sanitaire vers l'étranger, 2005).

Il sert dans l'armée française de 1953 à 1961. En 1963, il participe au coup d'État qui aboutit à la disparition de Sylvanus Olympio. Nommé en 1965 à la tête de l'armée par le président Nicolas Grunitzky, Gnassingbé Eyadéma s'empare du pouvoir – « sans intention de le garder » – le 13 janvier 1967, avant de s'autoproclamer président et ministre de la Défense (avril). Fondateur et président du Rassemblement du peuple togolais (R.P.T.), parti resté longtemps unique, il est confirmé par le référendum du 9 janvier 1972 dans ses fonctions de président de la République du Togo et de chef du gouvernement (jusqu'en 1991). Réélu à la tête de l'État en 1979 puis en 1986, il remporte le scrutin de 1993 grâce au boycott de l'opposition à la suite du rejet de la candidature de Gilchrist Olympio. Battu par ce dernier en 1998, le général-président se déclare vainqueur après avoir fait suspendre le dépouillement des bulletins. Il est réélu en 2003 à la suite d'une ultime modification de la Constitution. Membre-fondateur et président de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (C.E.D.E.A.O.) [1977-1978, 1980-1981 et 1999] et l'un des fervents partisans de la réforme de l'O.U.A. qui a conduit à l'Union africaine, il s'est impliqué dans de nombreux conflits du continent.