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Francesco Crispi

Homme politique italien (Ribera, Sicile, 1818-Naples 1901).

Avocat à Palerme puis à Naples, il fait partie de la Chambre des députés à la suite de l'insurrection de Palerme du 12 janvier 1848, et l'octroi d'une Constitution par Ferdinand II. Exilé de Naples à la restauration des Bourbons, il l'est également de Turin pour sa participation à l'échauffourée de Milan du 6 février 1953. Il se retire à Malte, puis à Londres et enfin à Paris (1857). Partisan de l'unité italienne sans la monarchie piémontaise, il tente en 1856 de déclencher un mouvement unitaire autour de Giuseppe Mazzini. De retour en Italie, il collabore à la préparation de l'expédition des Mille (1860). Élu député au Parlement en 1861, il est le chef de l'extrême gauche, mais se rallie à partir de 1865 à la dynastie de Savoie et fonde le parti radical constitutionnel. Président de la Chambre en 1876, il est ministre de l'Intérieur dans le gouvernement d'Agostino Depretis (1877-1878), mais, accusé de bigamie, il est obligé de démissionner. Pendant 9 ans en opposition à Depretis, il lui succède à la présidence du Conseil en 1887, après l'anéantissement en Abyssinie, d'une colonne de 500 Italiens dirigée par le colonel T. de Cristoforis.

Hostile à la France, contre laquelle il entreprend une « guerre » des tarifs douaniers, Francesco Crispi s'efforce de se rapprocher de l'Allemagne en faisant renouveler la Triple-Alliance (1887). Désireux de faire de l'Italie une puissance coloniale, il tente de poursuivre la pénétration en Afrique orientale. À l'intérieur, il pratique une politique de répression contre le mouvement ouvrier et la poussée socialiste. Le 13 septembre 1889, Francesco Crispi est l'objet d'un attentat à Naples. Gouvernant avec l'aide de la droite, de par son attitude autoritaire face au Parlement, il doit démissionner le 31 janvier 1891. Revenu au pouvoir en décembre 1893, il réprime violemment les mouvements populaires, notamment en Sicile (1894). À l'extérieur, sa politique coloniale se heurte, en Afrique orientale, à Ménélik. Après l'échec d'Adoua (1er mars 1896), Francesco Crispi doit démissionner. Accusé de pratique financière malhonnête, il abandonne la vie publique.