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Declan McManus, dit Elvis Costello

Chanteur, compositeur et producteur de rock alternatif britannique (Londres 1955).

Londres, avril 1977. Un jeune informaticien qui composait depuis 1971 avec son groupe, Flip City, est enfin remarqué par la toute jeune compagnie Stiff Records. Il prend un pseudonyme et signe un premier 45 tours, Less Than Zero, où il évoque un fasciste anglais des années 1930, Oswald Mosley. En pleine vague punk, son look à la Buddy Holly détonne, de même que sa musique très épurée et un peu inspirée de ce qui se faisait dans les années 1950. Par contre, son comportement provocateur et son humour cynique le font très vite remarquer : c'est après avoir branché son ampli et sa guitare devant l'hôtel Hilton, à Londres, où se tient un séminaire de la compagnie CBS qu'il sera signé par cette dernière pour les États-Unis ! Ce qui ne l'empêche pas de passer quelques heures au poste de police le plus proche… En août de la même année sort son premier album, My Aim Is True (produit par Nick Lowe), suivi de tournées en Angleterre et aux États-Unis avec son groupe d'accompagnement, The Attractions. Mais ce n'est qu'après la réalisation du 45 tours Watching The Detectives qu'Elvis Costello est enfin propulsé dans les charts anglais. Désormais, presque tous ses singles y figureront en bonne place….

Ce départ foudroyant lui aurait-il tourné la tête, ou bien est-ce son naturel cynique et son sens de la provocation qui le guidèrent ? Toujours est-il qu'il multiplie les extravagances, les caprices de star et les déclarations « piquantes », voire ambiguës, ce qui le fait peu aimer des journalistes non avertis. Incapable de rester en place, accumulant 45 tours sur 45 tours et album sur album, il trouve aussi le temps de se lancer dans la production, notamment des Pogues, dont il épouse la bassiste, Cait O'Riordan (il est lui-même d'origine irlandaise). Il devient directeur de Demon Records, label sur lequel il est lui-même signé, et on le voit figurant dans des téléfilms. Éclectique, il travaille avec Paul McCartney (notamment pour la chanson Veronica, son premier hit américain, en 1989), avec Chryssie Hynde des Pretenders, écrit pour Roger McGuinn des Byrds ou enregistre un album (The Juliet Letters, 1992) avec un quatuor classique….

Si sa perspicacité, l'intelligente simplicité de ses textes, la finesse de ses mélodies portées par une rythmique énergique, et son engagement politique à gauche font la joie des Anglo-Saxons, et des critiques en particulier, il n'en est pas de même sur le « Continent », où il eut du mal à se faire reconnaître et où ses ventes restent modestes. Peut-être parce que trop atypique… Il n'en demeure pas moins que la chanson populaire a trouvé en lui un personnage unique.