Il contribua par sa participation au mouvement littéraire de la revue Nyugat au renouveau de la poésie nationale, et, nourri de Baudelaire et de culture biblique, communiqua une vigueur nouvelle à la langue hongroise (Poèmes nouveaux, 1906 ; Sang et Or, 1907 ; Sur le char d'Élie, 1909). Unissant un socialisme apocalyptique à un érotisme fantasmatique, ses recueils où règne l'angoisse (Poèmes sur tous les secrets, 1911 ; En tête des morts, 1918 ; les Derniers Vaisseaux, 1923) firent de lui un écrivain national engagé et un des premiers poètes lyriques de l'Europe moderne.