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vernis

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Le vernis est obtenu par la dissolution d'une résine naturelle ou synthétique dans un diluant volatil. C'est un corps transparent, mixte, incolore, stable à différents degrés, brillant ou mat. En peinture, on l'emploie suivant l'usage comme vernis à peindre (ses composantes entrent dans la composition du médium), comme vernis à retoucher, pour isoler 2 couches de peinture entre elles, comme vernis définitif, pour protéger la matière picturale du milieu ambiant. Dans chaque cas, il renforce l'intensité et la cohésion des couleurs en accentuant leur transparence.

Il existe deux catégories de vernis : les premiers sont à base d'une résine naturelle molle, dammar ou mastic (vernis maigres), dissoute dans de l'essence de térébenthine, ou à base d'une résine naturelle dure (vernis gras), cuite, additionnée d'huile cuite et de dissolvant ; ceux qui constituent la seconde catégorie sont les vernis synthétiques, dont les résines les plus répandues sont l'acétate de polyvinyle, le butylmétacrylate et le polycyclohexanone amélioré, connu sous les sigles MS|H!A et MS|H!B.

Les vernis à tableau traditionnels étant sujets à un jaunissement fâcheux, on a de plus en plus tendance à les remplacer pour la conservation des peintures par les vernis synthétiques énoncés, qui ne jaunissent pratiquement pas. En s'altérant, les vernis perdent leur qualité optique. Posés sur des couches incomplètement sèches, ils se crevassent ; exposés dans une atmosphère humide, ils bleuissent, se voilent jusqu'à une totale opacité. (Voir RESTAURATION.)