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la Dominique

en anglais Dominica

Nom officiel : Commonwealth de Dominique

Carton de situation - la Dominique
Drapeau de la Dominique
Drapeau de la Dominique

État insulaire des Petites Antilles, la Dominique est située entre la Martinique au sud et la Guadeloupe au nord.
La Dominique est membre du Commonwealth.

  • Superficie : 751 km2
  • Nombre d'habitants : 72 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Dominiquais
  • Capitale : Roseau
  • Langue : anglais
  • Monnaie : dollar des Caraïbes orientales
  • Chef de l'État : Charles Savarin
  • Chef du gouvernement : Roosevelt Skerrit
  • Nature de l'État : république à régime parlementaire
  • Constitution :
    • Adoption : 25 juillet 1978
    • Entrée en vigueur : 3 novembre 1978
Pour en savoir plus : institutions de la Dominique

GÉOGRAPHIE

La Dominique est une île volcanique très montagneuse, recouverte d'une végétation luxuriante et habitée par une faune très riche. Elle jouit d'un climat tropical chaud et humide mais est exposée aux effets dévastateurs des ouragans.

La population amérindienne (Caribs), numériquement très réduite, subsiste encore. L'essentiel des habitants de l'île, aujourd'hui, sont des descendants d'esclaves africains. Si le taux d'accroissement naturel atteint 1,7 % par an, la croissance démographique est toutefois tempérée par une forte émigration, si bien que la population décroît. Les jeunes âgés de moins de 15 ans représentent 29 % de la population.

L'économie, faible et vulnérable, repose essentiellement sur l'agriculture, qui contribue pour 18 % au produit intérieur brut (P.I.B.). La banane constitue la principale culture d'exportation. Mais l'activité agricole a subi de sévères dommages lors du passage d'ouragans en 1979, 1980 et 1995, chacune de ces catastrophes climatiques plongeant l'île dans une grave crise. Le développement du tourisme, d'infrastructures pour la pêche et d'une industrie de transformation des produits agricoles traduit la volonté de diversification de l'économie.

HISTOIRE

Rivalités coloniales et résistances

La Dominique est un des principaux centres de peuplement des Caribs dans les Antilles avant l'arrivée, le dimanche (d'où son nom) 3 novembre 1493, des Espagnols, conduits par Christophe Colomb. Le caractère guerrier des Caribs et la configuration naturelle de l'île l'ont maintenue longtemps à l'écart de la colonisation européenne. À partir du xviie s., Anglais et Français en font un point stratégique de leur expansion dans les Antilles. En 1627, les Anglais prennent possession de l'île, sans pour autant pouvoir s'y installer. En 1748, le traité d'Aix-la-Chapelle confère à la Dominique un statut de neutralité, et en laisse la jouissance aux Caribs. Mais, en réalité, des Français y débarquent et y développent une colonie.

La Dominique est occupée par les Anglais en 1759, avant d'être annexée à la Couronne britannique par le traité de Paris (1763), qui met un terme à la guerre de Sept Ans. L'île est transformée en colonie sucrière grâce à l'importation d'esclaves africains. Les Français tentent vainement de la reconquérir (1795 et 1805). Les Britanniques réduisent la résistance des Caribs qui ne survivent plus que dans une réserve située au nord-est de l'île.

Une indépendance difficile

La Dominique est membre de la Fédération des Indes-Occidentales de 1958 jusqu'à son retrait, en 1962. En 1967, l'île bénéficie de l'autonomie interne. Dès le début des années 1960, des revendications séparatistes ont été menées par le Dominica Labour Party (DLP) d'Edward LeBlanc. Celui-ci est remplacé en 1974 par Patrick John, qui conduit le DLP à la victoire aux élections de 1975, et l'île à l'indépendance, le 3 novembre 1978. La Dominique devient alors une république dans le cadre du Commonwealth. Mais la violence politique se répand très vite dans l'île. P. John, alors Premier ministre, tente de réduire les libertés publiques et le mécontentement explose : il est contraint d'abandonner le pouvoir au profit d'Eugenia Charles, chef du Dominica Freedom Party (DFP, conservateur), qui remporte les élections de juillet 1980. Première femme au pouvoir dans la région des Caraïbes, celle-ci a la tâche difficile de reconstruire un pays dévasté par le cyclone David en août 1979 ; elle réchappe à deux tentatives de coup d'État, impliquant une partie des forces armées et l'ancien Premier ministre P. John, et entreprend de réprimer l'influence des « rastafariens », membres, jugés subversifs, d'une secte d'origine jamaïquaine. L'État d'urgence est encore instauré en 1994 à la suite de fortes contestations sociales ; mais, en juin 1995, le DFP perd les élections peu après le départ à la retraite d'E. Charles. Edison James, du United Workers Party (UWP, centre gauche), devient alors Premier ministre. Les élections législatives de janvier 2000 sont remportées par le Labour Party of Dominica (LPD), qui devance très légèrement le UWP au pouvoir. Rosie Douglas (LPD) est chargé de former un nouveau gouvernement. À la suite de son décès intervenu en octobre, il est remplacé par Pierre Charles.

Le gouvernement de P. Charles est confronté à de graves difficultés économiques que les mesures d'ajustements structurels dictées par le FMI, ainsi que les aides de la Communauté (et du marché commun) des Caraïbes (CARICOM), n'arrivent pas à résorber. Les revenus du tourisme restent faibles. La décadence de l'industrie bananière pousse certains ruraux vers la production, bien plus lucrative, de cannabis. Le gouvernement dominiquais prend alors des mesures contre le blanchiment d'argent sale et le narcotrafic avec l'aide financière des États-Unis. Sévèrement critiqué pour l'inefficacité de sa politique, P. Charles meurt en janvier 2004. Il est remplacé par Roosevelt Skerrit. Sous son impulsion, la Dominique établit des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine au détriment de Taïwan. Les Dominiquais attendent de la reconnaissance de Pékin des aides substantielles au développement.

En mai 2005, le gouvernement de R. Skerrit gagne sa légitimité en remportant les élections générales, une victoire renouvelée aux élections anticipées de décembre 2009, le DLP progressant de 6 sièges devant l’UWP qui n’obtient que 3 sièges sur 21. En décembre 2014, le Premier ministre est reconduit pour un quatrième mandat, le DLP remportant 15 des 21 sièges de l'Assemblée, l'UWP en obtenant 6.

Membre du CARICOM depuis 1974, de l'Organisation des États des Caraïbes orientales (OECO) depuis 1981, la Dominique adhère au marché unique du CARICOM en 2006. Tout en ménageant ses relations avec les États-Unis, elle entretient des relations privilégiées avec Cuba et avec le Venezuela, dont elle soutient le projet d'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), et qui l'approvisionne en pétrole à des tarifs préférentiels dans le cadre du programme PetroCaribe, adopté au profit de quatorze pays des Caraïbes.