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Antigua-et-Barbuda

Carton de situation - Antigua-et-Barbuda
Drapeau d'Antigua-et-Barbuda
Drapeau d'Antigua-et-Barbuda

État insulaire des Petites Antilles situé au nord de la Guadeloupe, le pays est formé par les îles d'Antigua (280 km2), de Barbuda et de Redonda.
Antigua-et-Barbuda est membre du Commonwealth.

  • Superficie : 442 km2
  • Nombre d'habitants : 90 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Antiguayens, Antiguais, Antiguais-et-Barbudiens
  • Capitale : Saint John's
  • Langue : anglais
  • Monnaie : dollar des Caraïbes orientales
  • Chef de l'État : Élisabeth II représentée par Rodney Williams
  • Chef du gouvernement : Gaston Browne
  • Nature de l'État : monarchie constitutionnelle à régime parlementaire
  • Constitution :
    • Entrée en vigueur : 1er novembre 1981
Pour en savoir plus : institutions d'Antigua-et-Barbuda

GÉOGRAPHIE

1. Le cadre naturel et le peuplement

Deux îles, Antigua et Barbuda, ainsi que l'îlot inhabité de Redonda forment un ensemble naturel très diversifié. Antigua est une île volcanique, dépourvue de rivières et sujette aux sécheresses. Barbuda est une île corallienne qui possède une végétation luxuriante et une faune variée. Ces îles jouissent d'un climat tropical chaud et sont situées dans la zone de passage des cyclones.

La population indigène (Siboneys, Arawaks puis Caribs) a été décimée par la colonisation. Les descendants d'esclaves africains constituent l'immense majorité de la population actuelle. Celle-ci se concentre principalement dans la ville de Saint John's (32 000 habitants).

2. La vie économique

L'économie, fragile, repose essentiellement sur le tourisme. Les îles d'Antigua et de Barbuda font d'ailleurs figure de pionnières en ce qui concerne l'essor de l'industrie touristique dans la région des Antilles. L'agriculture ne joue plus qu'un rôle mineur, après avoir longtemps dominé la vie des îles avec la production sucrière. Seule la pêche fait l'objet d'un véritable projet de développement. Le tourisme contribue à la bonne tenue du produit intérieur brut (P.I.B.) mais, en revanche, la balance commerciale est très déficitaire. L'industrie manufacturière est stimulée par la création de zones franches destinées à échapper à une trop grande dépendance vis-à-vis du tourisme.

HISTOIRE

La période coloniale

Les îles connaissent trois vagues d'occupation amérindienne avant l'arrivée des Espagnols en 1493, qui, suivis par les Français, tentent sans succès d'y établir des colonies. Finalement, les Anglais s'imposent à Antigua à partir de 1632. L'île devient alors une colonie esclavagiste vouée à la production du tabac puis du sucre. Barbuda, occupée en 1678, est concédée par la Couronne anglaise à la famille Codrington, qui l'exploite de 1680 à 1860, avant qu'elle ne soit reprise par la monarchie britannique.

Indépendance et intégration

Les îles sont membres de la Fédération des Indes Occidentales de 1958 jusqu'à leur retrait en 1962, reprenant alors le statut de colonies. En 1967, elles obtiennent l'autonomie interne, et l'indépendance complète est réalisée en 1981. Le processus est conduit principalement par l'Antigua Labour Party (ALP) de Vere Bird. Malgré une défaite électorale en 1971, l'ALP revient au pouvoir en 1976 et domine depuis lors la vie politique, bénéficiant largement des divisions des partis d'opposition. En 1974, Antigua-et Barbuda adhère à la Communauté des Caraïbes (CARICOM) fondée l'année précédente pour remplacer l'Association de libre échange des Caraïbes (CARIFTA, créée en 1965) et signe, en 1981, avec six autres États de la région, le traité de Basseterre créant l'Organisation des États des Caraïbes orientales (O.E.C.O.). Depuis la fin des années 1980, la domination de l'ALP est ébranlée par des accusations de corruption, ce qui permet aux partis d'opposition de s'unir en 1991 dans une formation unique, l'United Progressive Party (UPP). Lester Bird, fils et héritier politique de Vere Bird, conduit l'ALP à deux nouvelles victoires électorales en 1994 et 1999. Elles sont toutefois ternies par de sérieuses accusations de fraude et par l'érosion croissante de la majorité parlementaire détenue par l'ALP. L'opposition dénonce par ailleurs le développement de la corruption au plus haut niveau de l'État. Le parti au pouvoir est également soupçonné de tirer profit du trafic de drogue et de faciliter les opérations de blanchiment d'argent sale réalisées par les cartels colombiens. La détérioration du climat économique liée à la baisse des revenus du tourisme puis l'exaspération de la population face aux scandales politico-financiers permettent à l'UPP de remporter une large majorité aux élections générales de 2004. Baldwin Spencer devient Premier ministre et s'engage à combattre le fléau de la corruption. Barbuda, où les tentations sécessionnistes demeurent assez fortes, est représentée au Parlement par un député et deux sénateurs ainsi qu'au gouvernement par un secrétaire d'État chargé des affaires de l'île. En mars 2009, l'UPP remporte de nouveau les élections législatives mais avec seulement 9 sièges (contre 12 en 2004) devant l'ALP (7 sièges) et le Mouvement populaire de Barbuda (BPM, 1 député). Le Premier ministre Baldwin Spencer est reconduit dans ses fonctions. En juin, Antigua-et-Barbuda adhère à l'Alternative bolivarienne pour les Amériques. Les élections générales de 2014 consacrent la victoire de l'ALP, qui remporte 56 % des suffages et 14 des 17 sièges de la Chambre des représentants ; avec 42 % des voix et 3 sièges, l'UPP est reléguée dans l'opposition. Gaston Browne devient le plus jeune Premier ministre de l'archipel.