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principauté d'Andorre

en catalan Principat d'Andorra

Carton de situation - principauté d'Andorre
Drapeau de la principauté d'Andorre
Drapeau de la principauté d'Andorre

État enclavé du sud de l'Europe, la principauté d'Andorre est située dans le massif des Pyrénées, entre la France et l'Espagne.

  • Superficie : 465 km2
  • Nombre d'habitants : 79 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Andorrans
  • Capitale : Andorre-la-Vieille
  • Langue : catalan
  • Monnaie : euro
  • Chefs de l'État : Joan Enric Vives i Sicília et François Hollande
  • Chef du gouvernement : Antoni Martí
  • Nature de l'État : régime parlementaire
  • Constitution :
    • Adoption : 14 mars 1993
    • Entrée en vigueur : 4 mai 1993
Pour en savoir plus : institutions de la principauté d'Andorre

GÉOGRAPHIE

L'Andorre est une région montagneuse (altitude moyenne de 1 800 m), au climat rude. Elle correspond au bassin supérieur du Valira, qu'enserrent à l'ouest, au nord et au sud-est des crêtes oscillant entre 2 400 et 3 000 m (pic de la Coma Pedrosa, 2 975 m ; col ou port d'Envalira, donnant accès à la France, 2 407 m). Au sud-ouest, la vallée profondément creusée du Valira (840 m à la sortie d'Andorre) assure une communication aisée avec l'Espagne.

Les glaciers quaternaires ont aéré cette masse montagneuse en creusant des cirques, en modelant des auges et en excavant de petits bassins. C'est dans ces derniers que se sont fixés les hameaux, dont le plus élevé, Soldeu, est établi à 1 825 m. Les accumulations glaciaires et fluvio-glaciaires qui en tapissent le fond sont mises en culture, ainsi que les moindres dépôts accrochés aux versants et retenus par des murets soigneusement entretenus. Au total, les cultures ne couvrent que 4 % de la surface du sol.

Au relief s'ajoute en effet l'obstacle climatique. Les températures sont basses (9,1 °C de moyenne annuelle aux Escaldes, à 1 155 m d'altitude) ; le gel est fréquent ; le manteau neigeux persiste de un à cinq mois suivant l'altitude. Cependant, l'été est relativement chaud et permet à l'olivier de remonter jusqu'à 900 m et à la vigne de réussir jusqu'à plus de 1 000 m. Les précipitations, médiocres (de 700 à 1 000 mm suivant l'altitude), tombent surtout au printemps et en été : elles entretiennent une humidité suffisante pour rendre possible la culture du maïs jusque vers 1 200 m ; mais le tabac la supplante le plus souvent et monte même jusqu'à 1 600 m.

Les principales sources de revenus de l'économie andorrane proviennent du commerce – en stagnation depuis le début des années 1990 –, du tourisme et de la culture du tabac, en plein essor. L'État, qui n'a pas le droit de créer d'impôts, tire l'essentiel de ses recettes de taxes sur la consommation. Longtemps assimilé à une sorte de grand supermarché en duty free, Andorre a vu l'écart des prix avec la France et l'Espagne se réduire, notamment depuis la signature d'un traité d'union douanière avec l'Union européenne (1991). Andorre est considéré comme un paradis fiscal. Les espoirs reposent en partie sur le développement du tourisme, secteur qui a bénéficié d'importants investissements au cours des dernières années. Le désenclavement du territoire passe par la construction d'un nouveau tunnel routier en direction de la France.

HISTOIRE

Disputée entre les comtes d'Urgel, les évêques de cette ville et les vicomtes de Castelbon, aux prétentions desquels succèdent, au xiie s. les comtes de Foix, l'Andorre est organisée en 1278 par une sentence arbitrale (les paréages) lui donnant une organisation politique administrative et judiciaire, d'inspiration féodale. Le pays est dès lors placé sous la double suzeraineté de l'évêque d'Urgel et du comte de Foix, dont les droits passent, en 1607, à la couronne de France. En 1806, Napoléon Ier organise les relations de la France et de l'Andorre ; le gouvernement français a un délégué permanent, qui est actuellement le préfet des Pyrénées-Orientales. Les droits des deux coprinces (le président de la République française et l'évêque d'Urgel) n'ont pas été définis depuis 1278, ce qui a donné lieu à de multiples difficultés.

Chacune des sept paroisses de l'Andorre a un conseil composé de deux consuls et de quatre conseillers élus par les chefs de famille. Le conseil général élit le procureur général (le syndic général des vallées), qui exerce, jusqu'en 1982, le pouvoir exécutif, et un vice-syndic. Chacun des deux coprinces nomme : 1° un viguier, exerçant des fonctions judiciaires, et servant d'intermédiaire entre le suzerain et le syndic ; 2° un baile. En matière civile, les bailes jugent en premier ressort ; l'appel vient devant un juge des appellations, nommé à vie alternativement par chacun des coprinces. Il y a un second appel possible devant celui des coprinces que choisit la partie la plus diligente : pour la France, c'est un tribunal supérieur institué en 1884, se réunissant à Perpignan, dont le président du tribunal civil est le président.

En matière criminelle, la juridiction est celle des corts, sorte de cour d'assises composée de deux viguiers, du juge des appellations, nommé à vie, et de deux enrahonadors. Les corts se réunissent deux fois par an. Chaque année, les délégués de l'Andorre paient un tribut au délégué permanent français et à l'évêque d'Urgel.

Une réforme des institutions, déjà approuvée en 1977 lors d'une consultation populaire, s'engage en 1982. Pour la première fois dans l'histoire andorrane, un Premier ministre est élu, Oscar Ribas Reig. Il démissionne en 1984 et est remplacé par Josep Pintat Solans.

Oscar Ribas Reig occupe à nouveau le poste de chef du gouvernement en 1990. En mars 1993, la principauté andorrane devient un État indépendant après ratification par référendum – à une très large majorité – de la nouvelle Constitution. Reconnu sur la scène internationale, le nouvel État est admis aux Nations unies le 27 juillet 1993. Abolie depuis lors, la suzeraineté exercée depuis le xiiie s. par deux princes, le président de la République française et l'évêque d'Urgel, ne subsiste que formellement. Les premières élections législatives au suffrage universel se déroulent en décembre 1993. Reconduit dans ses fonctions, Oscar Ribas Reig démissionne un an plus tard, après un vote de défiance du Parlement. Son successeur, Marc Forné Molné, est confirmé à la tête du gouvernement à l'issue des élections législatives de février 1997 et de mars 2001. À l'issue des élections législatives de 2005, remportées par le parti libéral d'Andorre, Albert Pintat Santolària devient le nouveau chef de gouvernement. Arrivé en tête, avec 14 sièges sur 28, aux élections législatives d'avril 2009, le parti social-démocrate, L'Alternativa, devance la Coalition réformiste (11 sièges) au pouvoir, qui comprend le parti libéral (centre droit) du chef du gouvernement.