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le Mariage forcé

Molière en habit de Sganarelle
Molière en habit de Sganarelle

Comédie-ballet en 1 acte et en prose de Molière (1664).

Sganarelle, barbon quinquagénaire, s'est mis en tête d'épouser la jeune et frivole Dorimène. Inquiet des maux possibles qui l'attendent (jalousie, chagrins et autres soupçons), il partage ses doutes avec son ami Géronimo. Il va ensuite consulter deux philosophes, puis deux diseuses de bonne aventure, et (dans la partie ballet) un magicien assorti de quatre démons : personne ne veut se prononcer sur le bonheur qui l'attend.

Sganarelle apprend de Dorimène qu'elle ne l'épouse que pour son argent et la liberté, car son cœur appartient à Lycaste. Dépité, il tente de se dédire, mais subit une bastonnade du frère de Dorimène, Alcidas. Malgré ses craintes, qu'il sait fondées, d'être un mari trompé, il doit se résoudre au mariage.

Cette farce théâtrale et musicale a été créée au Louvre le 29 janvier 1664, dans les appartements de la reine mère (le roi lui-même y dansa en costume d'Égyptien). Elle marque la deuxième collaboration entre Molière, Lully et le chorégraphe Pierre Beauchamp (la première étant Les Fâcheux en 1661 à Vaux-le-Vicomte chez Fouquet). Plus tard, la pièce fut réduite à un acte sans intermède, le coût de la partie ballet étant trop important.

Morceaux choisis

Oui, je te soutiendrai par vives raisons que tu es un ignorant, ignorantissime, ignorantifiant, et ignorantifié par tous les cas, et modes imaginables.

(Scène IV, Pancrace).

C'est un homme qui mourra avant qu'il soit peu; et qui n'a tout au plus que six mois dans le ventre. Je vous le garantis défunt dans le temps que je dis; et je n'aurai pas longuement à demander pour moi au Ciel, l'heureux état de veuve.

(Scène VII, Dorimène).

Je veux imiter mon père, et tous ceux de ma race, qui ne se sont jamais voulu marier.

(Scène VIII, Sganarelle).