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Cultures en terrasses, cultures pratiquées sur des terrains en pente découpés en paliers juxtaposés, limités par des murets de pierres sèches ou maçonnées.
Sur les versants d'une vallée, replat, souvent recouvert de dépôts fluviatiles, qui correspond à un ancien fond de rivière.

On rencontre les cultures en terrasses sous tous les climats : en Extrême-Orient, depuis la Chine du Nord jusqu'à l'Indonésie, dans les pays méditerranéens, en Afrique subsaharienne. Elles sont souvent d'origine ancienne et, au Mexique ou dans les Andes, on en trouve des traces datant des époques précolombiennes. Utilisées par des systèmes de culture variés, elles permettent aussi bien l'arboriculture (olivier des pays méditerranéens) que la céréaliculture, la viticulture et les cultures irriguées, et constituent un moyen efficace de lutte contre l'érosion. Mais leur entretien exige beaucoup de soins et elles se prêtent mal à la mécanisation agricole. De ce fait, elles restent limitées, en général, aux régions de peuplement dense et d'agriculture minutieuse.

Les terrasses se forment sous l'effet de phases successives de remblaiement et de creusement. Les terrasses étagées sont des terrasses échelonnées les unes au-dessus des autres et séparées par des affleurements intermédiaires du substratum. Les terrasses emboîtées sont des terrasses qui ne sont séparées par aucun affleurement du substratum, les alluvions de la terrasse supérieure descendant plus bas que le sommet de la terrasse venant immédiatement au-dessous. Trois facteurs principaux commandent la formation des terrasses : les oscillations climatiques, qui entraînent des modifications dans le système d'érosion et dans le rapport existant entre la charge et le débit des cours d'eau ; les variations du niveau de base dues à l'eustatisme, qui, en cas d'abaissement du niveau marin, déclenchent des vagues d'érosion régressive, entaillant les anciennes plaines alluviales ; enfin, les déformations tectoniques.