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ut

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Nom ancien de la note aujourd'hui communément appelée do. Empruntée à l'hymne Ut queant laxis, ut était la première des six syllabes introduites au xie siècle par Gui d'Arezzo pour déterminer les syllabes de l'hexacorde (→ SOLMISATION). Connaissant les intervalles de celui-ci (pour T = ton et S = semi-ton ou 1/2 ton, T T S T T), il suffisait de chanter ut sur une note quelconque pour que les intervalles suivants se trouvent déterminés. Par rapport aux clefs, c'est-à-dire à la disposition des notes sur le clavier, ut pouvait se placer sur l'une des trois clefs (notes), C (aujourd'hui do), F (aujourd'hui fa) ou G (aujourd'hui sol), déterminant par là l'un des trois hexacordes dits naturel, par bémol ou par bécarre.

Avec la disparition des deux derniers vers le xviie siècle, l'ut de l'hexacorde naturel, placé sur C, est resté seul en usage, et c'est pourquoi on considère aujourd'hui C et ut comme synonymes, ut naturel étant le nom de la note dans les pays latins, C le même nom de note dans les pays anglo-saxons.

Anciennement, ut (ou C) n'était que le premier degré de la succession diatonique dans la gamme classique majeure. Dans la confusion introduite au xixe siècle entre hauteur « absolue » et hauteur « relative », ces deux termes ont l'un et l'autre pris une valeur de hauteur absolue (fréquence) qu'ils n'avaient pas à l'origine : tierce mineure au-dessus du la du diapason, ou l'une quelconque de ses octaves. L'ancienne acception n'en est pas moins conservée dans la hauteur relative, ce qui n'est pas sans amener parfois des malentendus.