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Claude Joseph Rouget de Lisle

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur et poète français (Lons-le-Saulnier 1760 – Choisy-le-Roi 1836).

Fils aîné des huit enfants d'un avocat du roi au bailliage et au présidial de la ville, il fit ses études au collège de sa ville natale avant de recevoir à Paris sa formation militaire. Après être passé par l'école du génie de Mézières, il séjourna de nouveau dans la capitale (février 1790 – mai 1791), se signalant alors comme librettiste (Bayard dans Bresse, musique de Stanislas Champein). Puis il arriva à Strasbourg où fut exécuté son Hymne à la Liberté mis en musique par Ignaz Pleyel (25 septembre 1791). Il y fut nommé capitaine (23 février 1792) et c'est là qu'il composa dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 son Chant de guerre pour l'armée du Rhin (la Marseillaise), qui l'immortalisa.

Il participa aux polémiques opposant les Feuillants (ou modérés) aux Jacobins, et connut les avatars du modéré dépassé par la radicalisation du processus révolutionnaire. Sa vie durant, il fut également dépassé par la réussite éclatante et le rayonnement mondial de la Marseillaise qu'aucune de ses compositions, antérieures ou postérieures, n'aura égalée. Après avoir été emprisonné sous la Terreur, il rejoignit les ennemis de la Révolution, mais s'opposa aux assaillants royalistes du 13 vendémiaire, et, en cette même année 1795, rentra définitivement dans la vie littéraire et musicale, publiant ses Essais en vers et en prose.

Puis il s'opposa au césarisme de Bonaparte, qui lui avait commandé un Chant des combats (13 nivôse an VIII) destiné à supplanter la Marseillaise, mais dont la création avait été un échec.

Sous la Restauration, il chercha à sortir de l'ombre et à gagner les bonnes grâces des nouveaux maîtres par des écrits et des chants d'allégeance royaliste tout en subsistant grâce à des travaux de traduction et de copie musicale. En 1826, un an après la publication de son recueil Cinquante Chants français, il fut emprisonné pour dettes à Sainte-Pélagie. Pensionné et décoré par Louis-Philippe au lendemain des journées de Juillet qui avaient vu ressusciter la Marseillaise, il reçut encore de Berlioz la dédicace de sa géniale orchestration de la Marseillaise. Le 14 juillet 1915, ses cendres furent transférées aux Invalides.