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le Miroir

Zerkalo

Drame d'Andreï Tarkovski, avec Margarita Terekhova (Nathalie et la mère), Ignat Daniltsev (Alexei et Ignat), Larissa Tarkovskaïa (Nadejda Petrovna), Alla Demidova (Elisaveta Pavlona).

  • Scénario : Alexandre Micharine, Andreï Tarkovski
  • Photographie : Gueorgui Rerberg
  • Décor : Nikolai Dvigoubski
  • Musique : Edouard Artemiev, Bach, Pergolèse, Purcell
  • Montage : L. Feiguinova
  • Pays : U.R.S.S. (Russie)
  • Date de sortie : 1974
  • Son : couleurs
  • Durée : 1 h 45

Résumé

Malade, au bord de la mort, un cinéaste de 40 ans (dont on entend seulement la voix) mélange le présent et le passé : images de sa mère (jouée par la même actrice que le personnage de son ex-femme), qui était correctrice dans une revue et qui l'élevait seule ; documents filmés de la Seconde Guerre mondiale ; évocation d'un monde où les pères sont absents, partis sur le front, et où les petits garçons baignent dans un univers féminin plein de mystère ; sensations de l'enfance et images de la culture.

Commentaire

Après Solaris, beau récit méconnu, Tarkovski rompit toute attache avec la chronologie linéaire pour ce film-essai directement autobiographique et volontairement composite (mélange d'époques et aussi de documents et d'images mises en scène), sans cesse au bord de se dissoudre en une collection de moments séparés. Avec cependant l'image obsédante de la mère, une mère énigmatique, proche et indifférente à la fois, qui n'explique jamais les choses à ses enfants et leur laisse le monde, avec ses sensations, comme un immense labyrinthe. Rarement le cinéma a touché d'aussi près les impressions premières, quand elles ne sont pas nommées : choses qui bougent et qui brillent, blanc d'une jatte de lait, houle du vent qui passe. Les poèmes du père de l'auteur, lus pompeusement de temps en temps, ne parviennent pas à structurer ce monde-forêt, soumis aux cycles féminins… Sans être interdit, le film fut retenu quelque temps en U.R.S.S., et distribué à l'étranger au compte-gouttes.