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Gentleman Jim

Gentleman Jim

Comédie dramatique de Raoul Walsh, avec Errol Flynn (James J. « Gentleman Jim » Corbett), Alexis Smith (Victoria Ware), Jack Carson (Walter Lowrie), Alan Hale (Pat Corbett), Ward Bond (John L. Sullivan).

  • Scénario : Vincent Laurence, Horace McCoy, d'après le livre de James J. Corbett, The Roar of the Crowd
  • Photographie : Sid Hickox
  • Décor : Ted Smith
  • Musique : Heinz Roemheld
  • Montage : Jack Killifer
  • Production : Warner Bros
  • Pays : États-Unis
  • Date de sortie : 1942
  • Durée : 1 h 44

Résumé

Cinq ans de la carrière météorique de « Gentleman Jim » Corbett. À San Francisco (1887), Corbett n'est qu'un petit employé de banque, passionné par la boxe (sport mal famé et quasi clandestin) et désireux de s'élever au-dessus de sa condition. Cet arrivisme agace les membres du Club Olympique, ainsi que la jolie Vicky Ware, fille d'un sénateur, mais leur tentative de faire corriger l'ambitieux lance au contraire sa carrière : il bat le champion d'Angleterre, puis remporte une série de matchs un peu partout aux États-Unis. La tribu querelleuse des Corbett bénéficie des largesses de Jim. Le champion incontesté John L. Sullivan accepte de mettre son titre en jeu face à Corbett, mais celui-ci doit réunir une caution de 10 000 dollars. Pour « avoir le plaisir de voir Corbett K.O. », Vicky Ware avance l'argent, mais, à La Nouvelle-Orléans (1892), c'est Gentleman Jim qui, au vingt et unième round, défait Sullivan par K.O. Sacré champion du monde, Corbett reçoit l'hommage du vaincu, et l'aveu de l'amour de Vicky.

Commentaire

Une tactique de mouvement

Comme les Faubourgs de New York, Gentleman Jim témoigne d'abord du goût de Walsh pour la période de l'âge du toc aux États-Unis, avec son mélange truculent d'énergie et de vulgarité. Ici, l'accent est mis sur San Francisco, dont l'« aristocratie » elle-même fort récente (1849) se voit obligée d'intégrer un Irlandais vantard et encombré de parasites braillards, mais qui a su introduire dans la boxe un « frisson nouveau ». De même que Corbett l'emporte sur Sullivan grâce à la rapidité de son jeu de jambes, de même, cas exceptionnel parmi les films sur la boxe, Gentleman Jim préfère l'esquive à la force de frappe, l'élégance d'une silhouette aux gros plans de visages tuméfiés, bref l'agilité du corps et de l'esprit à la puissance et même au courage. Cet éloge de la vitesse a son écho non seulement dans l'opposition entre la grâce apollinienne d'Errol Flynn et le physique athlétique de Ward Bond, buveur et bûcheron, mais aussi dans le style cinématographique, dans la variété des angles sous lesquels sont filmés les combats, qui reflète l'incessant ballet de Corbett, comme dans le montage rapide qui résume la naissance d'un champion. Si les pugilats des Celtes querelleurs donnent pour leur part l'image d'un mouvement toujours recommencé et plein de vanité, la louange de la vitesse trouve sa limite lorsque la magnanime « abdication » de Sullivan contraint Gentleman Jim à un rare moment de pause et de gravité.