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sûreté nucléaire

Barrières de confinement
Barrières de confinement

Protection des personnes et de l'environnement naturel contre les risques présentés, du fait des rayonnements ionisants, par les installations où sont produites, transformées, mises en œuvre ou stockées des substances radioactives ; ensemble des dispositions qui permettent d'assurer cette protection.

SÛRETÉ NUCLÉAIRE
Échelle internationale des événements nucléaires
niveaudésignationcritères (1)exemples
[7]accident majeurRejet de radioactivité important ayant des conséquences étendues sur la santé des personnes et sur l'environnement.Tchernobyl,
U.R.S.S., 1986
[6]accident sérieuxRejet nécessitant la mise en œuvre complète des plans de protection locaux. 
[5]accident entraînant des risques à l'extérieur du siteRejet conduisant à prendre certaines dispositions locales de protection.Windscale,
Grande-Bretagne, 1957
Three Mile Island,
États-Unis, 1979
[4]accident concernant principalement l'installation elle-mêmeRejet se traduisant par une irradiation de l'ordre de grandeur de la limite annuelle autorisée pour la population (2).Saint-Laurent-des-Eaux, France, 1980
[3]incident sérieuxRejet entraînant une irradiation d'un ordre de grandeur inférieur à celle correspondant à l'accident de niveau 4.Bugey, France, 1984
Narora, Inde, 1993
Tomsk, Russie, 1993
[2]incidentPas de rejet (incident technique). 
[1] Pas de rejet (anomalie de fonctionnement ou opérationnelle). 

(1) L'échelle est fondée essentiellement sur l'importance des rejets radioactifs hors du site de l'installation mais elle tient compte également de l'impact de l'événement sur le personnel de l'installation et sur l'installation elle-même. Pour simplifier la présentation, seule l'incidence des rejets a été mentionnée ici.
(2) Cette limite annuelle est actuellement fixée à 5 millisieverts (mSv).

NUCLÉAIRE

La première étape dans la réalisation de la sûreté nucléaire consiste à fixer les limites admissibles d'équivalents de dose des rayonnements ionisants. Ces limites, constituant les normes de base de la radioprotection, sont différentes selon les populations concernées et selon les parties du corps exposées. En ce qui concerne l'organisme entier, les limites annuelles d'équivalents de dose sont les suivantes : personnels de l'installation, en zone contrôlée, 0,05 sievert ; en zone non contrôlée, 0,015 sievert ; personnes du public, 0,005 sievert.

L'étape suivante est la détermination des risques attachés à chaque installation nucléaire et la mise en œuvre des moyens de protection qui permettent d'assurer le respect des normes applicables aux travailleurs et au public et l'intégrité de l'environnement animal et végétal. Dans le cas d'une centrale nucléaire, les matériaux qui entourent le cœur arrêtent le rayonnement direct de celui-ci, et un système de barrières de confinement s'oppose à la dissémination des produits radioactifs. Les activités maximales des rejets sont fixées par la réglementation. Des contrôles systématiques sont effectués. Les moyens de protection sont organisés en plusieurs échelons, le premier échelon a pour objectif de maintenir l'installation dans l'état de fonctionnement normal en limitant et éliminant les perturbations d'origine intérieure ou extérieure. Si ce résultat ne peut être obtenu, le deuxième échelon met en œuvre des actions correctrices destinées à éviter les dommages, en particulier aux barrières de confinement. Dans une centrale nucléaire, ces actions comprennent toujours l'arrêt d'urgence du réacteur par insertion rapide des barres de sécurité dans le cœur. Si les dommages à l'installation ne peuvent être évités, un troisième échelon d'actions de sauvegarde intervient pour que les rejets radioactifs dans l'environnement n'entraînent pas, pour la population, un dépassement des doses admissibles.

Le développement du parc électronucléaire mondial a été marqué par deux accidents d'inégale gravité. Le premier, le 28 mars 1979, dans la centrale de Three Mile Island, en Pennsylvanie (É.-U.), n'a pas fait de victime et n'a eu, sur l'environnement, que des conséquences négligeables. Le second, le 26 avril 1986, a affecté la 4e tranche de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine (U.R.S.S.), où les réacteurs ne comportent pas d'enceinte de confinement étanche. Il a fait de nombreuses victimes, et la contamination due au rejet de substances radioactives s'est étendue au-delà des frontières de l'U.R.S.S. Une terminologie précise est particulièrement nécessaire en ce qui concerne les incidents et accidents nucléaires afin d'éviter toute interprétation inexacte. C'est pourquoi, en 1988, le gouvernement français a adopté, sous la forme d'une échelle de gravité, un système simple de classification de l'importance des incidents et accidents dans les installations nucléaires. Cette échelle, réexaminée par un groupe d'experts internationaux réunis par l'A.I.E.A. et l'Agence pour l'énergie nucléaire de l'O.C.D.E., a été complétée et publiée en 1990 sous le titre d'Échelle internationale des événements nucléaires. (→ nucléaire.)