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requiem

(latin requiem, accusatif de requies, repos)

Musique composée sur ce texte.

Le requiem fut mis en polyphonie dès le xve s. G. Dufay, J. Ockeghem, R. de Lassus, Palestrina, T. L. de Victoria en écrivirent. L'entrée en scène de l'orchestre, au xviie s., transforma la messe de requiem. Ainsi, Lully traita la séquence (dies irae) en motet à grand chœur. Au xviiie s., on exécuta des « requiem en musique », dont chaque morceau comportait symphonies, solos, ensembles et chœurs. Outre le Requiem de Mozart, ceux de J. Gilles et A. Campra sont célèbres.

Les musiciens romantiques considérèrent le requiem plus comme un livret d'oratorio que comme un élément du culte ; ils en développèrent les parties dramatiques, centrées autour des terreurs du Jugement dernier (Berlioz, Verdi). Fauré réagit en 1888 en rendant au requiem ses dimensions de l'office et en remettant en lumière l'idée pacifiante que contient son titre même – ce que reprit et accentua en 1947 le Requiem de M. Duruflé, synthèse entre le grégorien et l'art de Fauré.