Unité de classification des professions selon la nomenclature établie par l'Institut national de la statistique et des études économiques (I.N.S.E.E.).

L'architecture de la nomenclature repose sur sept critères essentiels :
– le statut juridique qui permet de dissocier les travailleurs salariés (cadres, employés, ouvriers) des travailleurs indépendants, c'est-à-dire établis à leur compte (agriculteurs exploitants, artisans, commerçants) ;
– le métier ou la profession individuelle (professeurs, médecins ou assistantes sociales) ;
– la position hiérarchique (cadres ou non cadres) ;
– le niveau de qualification (ouvriers qualifiés, ouvriers non qualifiés) ;
– le secteur d'activité (ouvriers de type industriel, ouvriers agricoles) ;
– la distinction entre secteur public et entreprise privée (cadres de la fonction publique, cadres administratifs d'entreprise) ;
– le nombre de salariés pour les employeurs (artisans, commerçants ou chefs d'entreprise).
Les P.C.S. présentent des populations caractérisées par une certaine homogénéité sociale. Les membres d'un même groupe sont censés :
– entretenir des relations entre eux,
– avoir des opinions et adopter des comportements communs,
– se considérer eux-mêmes comme appartenant à une même catégorie et être considérés comme tels par les autres.
Aussi les P.C.S. sont-elles très souvent utilisées dans le traitement de l'information économique et sociale, notamment dans le cadre des sondages d'opinion publique. Qu'il s'agisse des intentions de vote, de la dispersion des revenus et du patrimoine ou des choix relatifs à la consommation des ménages, les P.C.S. deviennent un instrument indispensable pour révéler les transformations de la société française.