En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

odeur

(latin odor)

Émanation volatile qui se dégage de quelque chose et que l'on perçoit par l'odorat.

ZOOLOGIE

Les odeurs sont liées aux caractéristiques moléculaires des substances. Parmi la centaine de corps simples, sept seulement ont une odeur (le fluor [F2], le chlore [Cl2], le brome [Br2], l'iode [I2], le phosphore [P4], l'arsenic [As4] et l'ozone [O3]). À titre d'exemple, le chlore possède une odeur âcre et l'ozone une odeur alliacée. Les autres corps simples sont inodores parce qu'ils ne sont pas volatils. La plupart des corps odorants sont organiques. L'appellation « aromatique » a été réservée à la famille chimique du benzène car nombre de ses représentants possèdent une odeur agréable (toluène, naphtalène…). L'odeur de certaines molécules organiques peut aussi être repoussante même à l'état de trace, y compris pour certaines de celles qualifiées d'aromatiques. Cette propriété est utilisée pour la détection du gaz de ville (méthane : CH4), pratiquement inodore, auquel est ajouté un mercaptan (C2H5―S―C2H5), molécule aromatique à l'odeur putride et au seuil de détection très faible.

Dans le monde animal, les odeurs ont un rôle spécifique. Ainsi, de nombreux mammifères « marquent » leur territoire avec des substances odorantes sécrétées par des glandes particulières. Par exemple, le chevreuil se frotte la tête contre les arbres pour y déposer son odeur. De telles substances sont appelées phéromones. Elles sont facilement détectées par les membres de la même espèce, bien que leur concentration soit extrêmement faible. Elles jouent un très grand rôle chez les insectes, notamment les criquets, les abeilles et les fourmis. Chez les abeilles, la reine produit une substance que lèchent les ouvrières : il s'agit d'un véritable « signal » chimique qui permet aux abeilles d'une même ruche de se reconnaître.