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fédération

(latin foederatio, -onis, alliance)

Louis Le Cœur, la fête de la Fédération
Louis Le Cœur, la fête de la Fédération

Sous la Révolution, association formée pour lutter contre les ennemis de la liberté.

Sous la Révolution, le mouvement des fédérations exprime d'abord une volonté de défense révolutionnaire; les gardes nationaux de départements voisins se réunissent et promettent de se prêter main-forte en cas de besoin, près de Valence (29 novembre 1789), Pontivy et Dole (février 1790), Lyon (mai), Strasbourg et Lille (juin). Puis ces réunions deviennent de grandioses cérémonies et des actes de foi à la gloire de la Révolution.

L'Assemblée constituante décide de célébrer à Paris, le 14 juillet 1790, une fête de la Fédération sur le Champ-de-Mars, à l'instigation des sections parisiennes : 14 000 délégués y représentent les fédérations provinciales. Entouré de 300 prêtres ceints de l'écharpe tricolore, Talleyrand célèbre la messe sur l'autel de la Patrie, face à une foule immense ; tour à tour, le roi et La Fayette – chef de la Fédération – prêtent serment à la Constitution.

En juin 1792, le ministre Servan propose, sous prétexte de célébrer la prochaine fête de la Fédération, de faire venir à Paris 2 000 gardes nationaux ou fédérés. Arrivés à la fin de juillet, les fédérés de Brest et de Marseille s'abouchent avec les sections de la capitale et jouent un rôle décisif dans la journée du 10 août. La fête du 10 août 1793, organisée par David, ne connaîtra pas la ferveur de celle de 1790. L'idéal des fédérations faiblira avec les difficultés politiques.

Pour en savoir plus, voir l'article Révolution française.