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bataille de Waterloo (18 juin 1815)

Napoléon Ier
Napoléon Ier

Bataille perdue par Napoléon Ier devant les Anglais et les Prussiens.

1. Le contexte

Après avoir franchi la Sambre à Charleroi (15 juin 1815), Napoléon, pour empêcher Wellington de secourir Blücher, envoie contre lui Ney, qui, trop lent, laisse les Anglais se retrancher aux Quatre-Bras, les attaque vainement le 16 et ne peut les empêcher de se replier sur le plateau de Mont-Saint-Jean, au sud du village de Waterloo.

Napoléon, qui a chargé Grouchy de poursuivre Blücher, battu mais non écrasé le 16 à Ligny, se porte contre Wellington, devant qui il arrive le 17, mais qu'il diffère d'attaquer en raison de la pluie diluvienne, retard qui va permettre à Blücher de rejoindre son allié.

2. Le 18 juin 1815

2.1. Les charges de la cavalerie française

La bataille commence le 18 juin, vers midi, par l'attaque du corps de Reille sur le château de Hougoumont, afin de détourner l'attention du centre, où Napoléon veut porter son effort avec Ney. Celui-ci s'ébranle à 14 heures et, s'il peut enlever la ferme de Papelotte et s'approcher de Mont-Saint-Jean, il échoue sur sa gauche devant la ferme de la Haie-Sainte, puis est refoulé, au sud du chemin creux d'Ohain à Braine-l'Alleud, par la cavalerie anglaise, qui parvient jusqu'aux batteries de la Belle-Alliance.

Les charges des escadrons de Milhaud rejettent alors les Britanniques, mais Bülow, avec l'avant-garde de Blücher, approche, et il faut envoyer contre lui le corps de réserve de Mouton, qui est repoussé et perd Plancenoit vers 18 heures.

Pendant ce temps, Ney, croyant à un début de repli de Wellington, a lancé contre Hougoumont et la Haie-Sainte les escadrons de Milhaud et de Lefebvre-Desnouettes, qui abordent les carrés de l'infanterie anglaise. Celle-ci, bien tenue en main par Wellington, qui gagne là son surnom de « Duc de fer », reste inébranlable.

2.2. La vaine attente de Grouchy

Napoléon engage contre elle la garde à cheval et le corps de cavalerie de Kellermann, qui échouent à leur tour. Ney lance ensuite son infanterie, qui enlève la Haie-Sainte, mais il ne peut obtenir de renforts de l'Empereur, qui ménage ses réserves en raison de l'arrivée de Blücher sur sa droite et qui a fait reprendre Plancenoit par la Vieille Garde. Alors seulement Napoléon consent à engager celle-ci contre Wellington ; mais, chargée de flanc par la cavalerie de Zieten et écrasée par un feu d'enfer, elle recule, ce qui provoque la débandade des autres troupes, qu'a découragées l'arrivée de Blücher alors qu'elles attendaient Grouchy.

La Vieille Garde forme les carrés, refusant de se rendre (Cambronne, dans un des carrés, aurait lancé son mot fameux). Napoléon ordonne la retraite sur Genappe, puis laisse le commandement à Jérôme Bonaparte, pour gagner Paris au plus vite.

Le désastre provoquera la chute définitive de l'Empereur ; débute alors une ère de paix et de prépondérance anglaise.

Pour en savoir plus, voir les articles coalition, Garde impériale, Napoléon Ier.