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Jean Valjean

Jean-Paul Le Chanois, les Misérables
Jean-Paul Le Chanois, les Misérables

Héros des Misérables de Victor Hugo.

Bagnard libéré et repenti, devenu industriel et maire respecté de tous, décidé à faire le bien, il sacrifiera sa carrière et sa vie pour faire le bonheur de Cosette.

Sa peine est sans commune mesure avec son crime : il a volé un pain en entrant par effraction dans une boulangerie alors qu'il était soutien de famille et que sa famille mourait de faim malgré son labeur et sa probité. Poursuivi, voire traqué tout au long du roman par l'inspecteur Javert, bras de cette société féroce, Jean Valjean change d'identités pour lui échapper et cheminer vers l'abnégation.

Il connaît plusieurs crises de conscience, comme le dit bien le titre du chapitre passé en expression figurée, « Une tempête sous un crâne ».

Il symbolise l'homme, l'être humain faillible, qui a, aux yeux d'Hugo, non seulement le droit mais le devoir de s'indigner si la société s'organise pour nier ce qui est humain, donc amendable et perfectible, en lui.

Morceaux choisis

Jean Valjean avait été ébloui de l'idée de la liberté. Il avait cru à une vie nouvelle. Il vit bien vite ce que c'était qu'une liberté à laquelle on donne un passeport jaune.

(Première partie, Livre deuxième, chapitre IX).

[…] il vécut paisible, rassuré et espérant, n'ayant plus que deux pensées : cacher son nom, et sanctifier sa vie ; échapper aux hommes, et revenir à Dieu.
Ces deux pensées étaient si étroitement mêlées dans son esprit qu'elles n'en formaient qu'une seule […]. Quelquefois cependant il y avait conflit entre elles. Dans ce cas-là, on s'en souvient, l'homme que tout le pays de Montreuil-sur-mer appelait M. Madeleine ne balançait pas à sacrifier la première à la seconde, sa sécurité à sa vertu.

(Première partie, Livre septième, chapitre III).

Le livre que le lecteur a sous les yeux en ce moment, c'est, d'un bout à l'autre, […] la marche du mal au bien, de l'injuste au juste, du faux au vrai, de la nuit au jour, de l'appétit à la conscience, de la pourriture à la vie, de la bestialité au devoir, de l'enfer au ciel, du néant à Dieu. Point de départ : la matière, point d'arrivée : l'âme.

(Cinquième partie, Livre premier, chapitre XX).