Après la Seconde Guerre mondiale, le parti catholique belge abandonne son nom pour celui de « parti social-chrétien ». S'appuyant sur un programme essentiellement social, il participe en 1947 au gouvernement Spaak, en compagnie des socialistes. Revenu au pouvoir en 1949 au sein d'une coalition avec les libéraux, le P.S.C. connaît une crise grave avec la question royale (1951), que résout l'abdication de Léopold III au profit de Baudouin Ier. Un nouveau ministère social-chrétien (1951-1954) entreprend une vaste réforme de l'enseignement (Pierre Harmel). Aux élections de 1958, le P.S.C. obtient la majorité absolue au Sénat ; il forme le gouvernement Eyskens, qui règle le conflit scolaire (« pacte scolaire », novembre 1958), mais se trouve en face de nouvelles difficultés : affaire du Congo, crise sociale, conflits entre Wallons et Flamands. Aux élections de mars 1961, le parti perd la majorité absolue ; le gouvernement travailliste (P.S.C. et P.S.B.) du 25 avril est cependant présidé par le social-chrétien Théo Lefèvre, à son tour aux prises avec de graves difficultés (querelle linguistique) si bien qu'il démissionne au lendemain des élections de 1965 qui voient un nouveau recul du P.S.C. Cependant, c'est encore un membre du P.S.C., Pierre Harmel, qui préside le nouveau cabinet de coalition. À Harmel, démissionnaire, succède en 1966 le nouveau leader du parti social-chrétien, Paul Vanden Boeynants (mars 1996-février 1968). Cette dernière crise gouvernementale fait éclater le P.S.C., la branche wallonne (parti social-chrétien, ou P.S.C.) se séparant de la branche flamande (Christelijke Volkspartij, ou C.V.P.). En 1972, ces deux partis deviennent totalement indépendants. Ils participent, dès lors, aux différents gouvernements de coalition qui se succèdent et qu'ils dirigent notamment avec Gaston Eyskens, Léo Tindemans, Wilfried Martens, Jean-Luc Dehaene. Cependant, l'un et l'autre enregistrent une défaite historique lors des élections régionales, législatives et européennes de juin 1999. En 2001, le C.V.P. prend le nom de Chrétiens-démocrates et flamands (Christen-Democratisch en Vlaams, C.D.&.V.). En 2002, le P.S.C. modifie ses statuts et prend le nom de Centre démocrate humaniste (C.D.H.).