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PRI

sigle de Partido revolucionaro institucional, parti révolutionnaire institutionnel

Parti politique du Mexique.

1. De la révolution au pouvoir sans partage

Il trouve son origine dans la révolution de 1910-1917 et a été créé en 1929 par Plutarco Elías Calles sous le nom de parti national révolutionnaire. En 1938, il devient parti de la Révolution mexicaine, puis, en 1946, parti révolutionnaire institutionnel. Gouvernant sans partage, il domine la vie politique du Mexique.

En 1986, le « courant démocratique » dissident de Cuauhtémoc Cárdenas menace l'unité du parti, dont il est expulsé avant les élections de 1989. Malgré la percée de son nouveau parti, le Front démocratique national, et les succès du parti Action nationale (PAN), le candidat officiel du PRI, Carlos Salinas de Gortari, remporte la victoire à l'élection présidentielle (1988) et aux élections législatives, sénatoriales et régionales de 1991.

2. Première alternance

En 1997, le PRI subit un sérieux revers électoral, perdant pour la première fois la majorité absolue à la Chambre des députés. En juillet 2000, il essuie une lourde défaite face au PAN, dont le candidat, Vicente Fox, remporte l'élection présidentielle, mettant fin à soixante et onze ans de pouvoir absolu du PRI. Ce dernier parvient à consolider sa prééminence à la Chambre des députés avec plus de 220 élus sur un total de 500 sièges lors des élections législatives de 2003, mais confirme son déclin à l'élection présidentielle de 2006, où son candidat, Roberto Madrazo, n'obtient que 22,26 % des voix.

Présidé par Beatriz Paredes Rangel (2007-2011, le parti conserve toutefois d’importants appuis (dans certains des syndicats les plus puissants du pays notamment) et contrôle 18 États sur 32, se redressant aux élections de juillet 2009 avec 36,6 % des suffrages et 237 sièges en partie grâce à l’échec de son concurrent de gauche, le parti révolutionnaire démocratique (PRD) sans oublier l’abstention en forte hausse par rapport à 2006.

3. Le retour au pouvoir

En juillet 2012, son candidat Enrique Peña Nieto, gouverneur de l’État de Mexico entre 2005 et 2011, remporte l’élection présidentielle avec plus de 31 % des suffrages devant Andrés Manuel López Obrador de la coalition de gauche qui demande en vain l’annulation du scrutin pour fraude. Allié aux Verts, le PRI vient également en tête dans de nombreux États. Un « pacte pour le Mexique » est signé avec les deux autres grands partis.

Mexique.