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LVMH

L'union de trois noms prestigieux

Premier groupe mondial de l'industrie du luxe, LVMH (Louis Vuitton-Moët-Hennessy) puise une part de ses origines dans l'histoire du maroquinier Louis Vuitton, layetier emballeur qui, en 1854, crée la maison qui porte son nom afin de commercialiser des malles de voyage révolutionnaires pour l'époque. Conçues en fût de peuplier, revêtues d'une toile imperméable – la célèbre toile « Monogram » arborant les initiales LV date de 1896 –, disposant d'un couvercle plat permettant de les empiler les unes sur les autres, ces malles séduisent rapidement les femmes du monde qui voyagent. L'enseigne Louis Vuitton dispose aujourd'hui de 200 points de vente exclusifs implantés dans une cinquantaine de pays et développe son savoir-faire dans de nouveaux métiers du prêt-à-porter, notamment le textile et la chaussure.

La marque Moët appartenait à une famille implantée en Champagne depuis le xive s. Fondée à Épernay en 1743, la maison se développe jusqu'au xixe s. avant d'être transmise à une branche de la famille, les Chandon. La marque de champagne prend alors l'appellation Moët et Chandon, qu'elle a conservée aujourd'hui. Couvrant une superficie de 730 hectares, le domaine est le plus important de la région champenoise.

L'entreprise de cognac Hennessy a été fondée en 1765 par Richard Hennessy et développée par son fils Jacques dès 1785. Hennessy vend aujourd'hui plus de 30 millions de bouteilles par an et dispose des plus importantes réserves de vieux cognac au monde, dont certains datent du xixe s.

La réunion de ces trois marques prestigieuses au sein de LVMH – elle ne date que de 1987 – a donné naissance à un groupe de dimension mondiale (11,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2000) qui, outre la maroquinerie et les spiritueux, agrège une variété de marques présentes dans tous les métiers du luxe : de la haute couture au prêt-à-porter, de la parfumerie à la joaillerie, des champagnes à la distribution. Parmi les multiples marques qu'elle détient en portefeuille, LVMH possède notamment Céline, Christian Lacroix, Kenzo, Givenchi, Fendi, Dora Karan (mode et maroquinerie), Christian Dior, Guerlain (parfumerie et cosmétiques), Tag Heuer, Chaumet (montres et joaillerie), les marques Moët et Chandon, Dom Pérignon, Canard-Duchêne, Ruinart, Pommery et Veuve-Cliquot pour les champagnes. Depuis 1999 s'y ajoute la prestigieuse marque Krug, le champagne le plus cher du monde (de 76 à 900 euros la bouteille), acquise auprès du groupe Rémy Cointreau pour 152,4 millions d'euros – secteur particulièrement rentable, qui engendre un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros par an.

LVMH et l'industrie du luxe

Le groupe LVMH est, par ailleurs, distributeur de ses propres produits grâce à un réseau qui compte notamment les magasins Le Bon Marché, la Samaritaine, la chaîne Sephora – distributeur de parfums – ainsi que DFS, enseigne d'origine américaine fondée en 1961, spécialisée dans la distribution de produits de luxe en commerce détaxé (notamment dans les aéroports) et fortement représentée sur les continents américain et asiatique. Cette dernière acquisition a renforcé la suprématie de LVMH dans ce secteur, marquant une stratégie d'intégration verticale allant de la création à la distribution au client, et ce, même si, du fait de la crise asiatique, la distribution, dont la rentabilité est inférieure à celle des autres activités, reste la zone d'ombre du groupe.

Dirigé par Bernard Arnault, LVMH, toujours désireux de s'accroître, se heurte aujourd'hui aux ambitions d'un nouveau venu dans le monde du luxe. Le groupe dirigé par François Pinault (les magasins le Printemps, la Redoute, la Fnac) a, au début de l'année 1999, enlevé la marque de haute couture italienne Gucci – dont LVMH avait acquis 34 % du capital au prix fort en Bourse, et a ainsi vu son investissement « gelé » – ainsi que la marque Yves Saint-Laurent, un des fleurons de la haute couture française, qui échappait encore à LVMH. La bataille boursière que se sont livrés les deux groupes pour le contrôle de Gucci indique que, malgré les positions que LVMH détient dans ce secteur, il entend poursuivre et développer sa stratégie d'expansion.