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campagne d'Italie (1796-1797)

La bataille du pont de Lodi, 10 mai 1796
La bataille du pont de Lodi, 10 mai 1796

Ensemble des opérations menées en Italie par Bonaparte en 1796 et 1797 contre l'Autriche, le Piémont et leurs alliés.

Les instructions du Directoire, dont Carnot est la tête pensante pour les questions militaires, n'assignent qu'un rôle de second plan à l'armée d'Italie. Elle doit faire diversion pendant que l'attaque principale se développera avec Jourdan et Moreau en Allemagne. Ce sont les armées de Sambre et Meuse ainsi que de Rhin et Moselle qui doivent pénétrer les premières dans Vienne. L'action de Bonaparte fait basculer la situation.

Dans le Piémont, en une dizaine de jours, il sépare les Autrichiens des Piémontais par les batailles de Montenotte (12 avril 1796) et de Mondovi (22 avril). Le 28 avril, le roi de Sardaigne signe l'armistice de Cherasco.

Au traité de Paris (15 mai), il abandonne à la France la Savoie, les comtés de Nice, de Tende et de Beuil. L'armée autrichienne est au nord du Pô. Bonaparte la tourne, puis la bat au pont de Lodi le 10 mai et entre à Milan le 14. Tandis que les ducs de Parme et de Modène signent l'armistice et que la papauté fait une convention avec les Français, l'armée d'Italie assiège les Autrichiens dans Mantoue, clé de la route des Alpes et de l'Autriche.

Les armées de secours de l'ennemi sont contenues et, après les combats de Castiglione (5 août), de Bassano (8 septembre), d'Arcole (17 novembre) et de Rivoli (14 janvier 1797), Mantoue capitule enfin le 2 février 1797. Ces succès font contraste avec la difficile campagne d'Allemagne, où Jourdan et Moreau sont acculés à repasser le Rhin.

Bonaparte aide les jacobins italiens à fonder sur la Riviera génoise une république « ligurienne » qui sera d'abord sa cliente avant d'être une république sœur de la France. Sur l'Adriatique, il fonde une république « cisalpine ». Il traite avec le pape, qui abandonne à la France Avignon et le comtat Venaissin.

Enfin, se servant des territoires de la république de Venise, qu'il raye de la carte, il s'entend avec l'Autriche. Celle-ci, après l'offensive de mars 1797, qui a porté les armées françaises à moins de 100 km de Vienne, signe l'armistice de Leoben, puis le traité de Campoformio (18 octobre 1797). Elle reçoit la partie orientale de la république de Venise, cède en échange les Pays-Bas et le Milanais à la France, et reconnaît à celle-ci des droits à l'annexion sur la rive gauche du Rhin.

Pour en savoir plus, voir l'article Napoléon Ier.