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Irlande : population

Dublin
Dublin

  • Population : 4 627 000 hab. (estimation pour 2013)

La population est relativement peu dense (moins de 65 habitants au km2) et le taux d’urbanisation atteint à peine 60 %. Avec près du quart de la population totale du pays, Dublin, la capitale, demeure la principale ville, loin devant Cork (120 000 habitants), dans le sud de l’île. Après avoir été longtemps une terre d’émigration (c’est le seul pays du monde qui soit moins peuplé de nos jours qu’en 1841), l’Irlande est devenue un bassin de main-d’œuvre, notamment en provenance des pays de l’est de l’Europe, et la population augmente modérément. Certaines régions, comme le Connemara, dans le Nord-Ouest, sont presque vides.

1. Foyer traditionnel d'émigration, bassin récent d'immigration

Les 26 comtés de l'actuelle République d'Irlande, qui rassemblaient près de 7 millions d'habitants en 1841, n'en comptaient plus que 2,8 millions en 1968 : la baisse de la population a été en effet continue depuis la famine de 1846 (1 million de morts) jusqu'en 1961. En un siècle, près de 3 millions d'Irlandais ont fui la misère et le chômage, et pris le chemin de l'Angleterre, des États-Unis ou encore de l'Australie. L'amélioration de la situation économique et le développement industriel ont stoppé les flux massifs d'émigration au début des années 1970 (ceux-ci connaîtront, toutefois, une reprise ponctuelle durant la crise des années 1980), puis, au milieu des années 1990, ont même entraîné un renversement des flux migratoires, lié au retour des rapatriés d'Angleterre (et du reste du monde…) et à l'arrivée d'immigrés, nouveaux venus sur l'île, dont le nombre dépasse aujourd'hui celui des émigrants, le solde migratoire étant désormais positif.

2. L'évolution démographique

La population augmente donc à nouveau. Le taux de natalité, encore très élevé jusque dans les années 1980 (supérieur à 20 ‰), diminue rapidement et se situe désormais autour de 15 ‰. La fécondité suit une évolution similaire : elle est en effet passée de 3 à 2 enfants par femme et se rapproche ainsi de la moyenne européenne. Le taux de mortalité baisse plus lentement (7,6 ‰), dégageant un accroissement naturel de 1,8 % par an. Longtemps caractérisée par une natalité et une fécondité importantes (liées à l'influence du catholicisme dont se réclament 95 % de la population), l'exception démographique irlandaise, au sein de l'Union européenne, prend donc fin. Ses effets sont cependant durables, comme le montre la forte proportion des moins de 15 ans, qui représentent encore 20 % de la population.

3. La répartition spatiale

La faible densité moyenne (65 habitants par km2) cache une grande diversité régionale : le Centre et l'Ouest, notamment le Connemara, dans le nord-ouest, sont des espaces vides, bien que certains comtés ruraux des côtes du Nord-Ouest soient très peuplés (100 habitants par km2), en dépit de leur faible développement et d'un exode continu. Le centre de gravité de la République a basculé à l'est : l'agglomération de Dublin (1 million d'habitants) concentre plus du tiers de la population, 40 % des emplois industriels et plus de la moitié des revenus du pays. La deuxième ville, Cork, ne compte que 120 000 habitants. Le taux de population urbaine (près de 60 % de citadins), en augmentation constante, est encore nettement inférieur à celui des autres pays de l'Union européenne. Le gouvernement s'efforce d'atténuer le poids de la capitale et de sa région en favorisant les implantations industrielles dans tout le pays, notamment dans l'Ouest, plus rural et moins développé.

Pour en savoir plus, voir les articles géographie physique de l'Irlande et activités économiques de l'Irlande.