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General Motors Corporation

Société industrielle américaine, fondée en 1908, et l'un des principaux constructeurs mondiaux d'automobiles.

La société s'est constituée au début du xxe siècle autour de la firme Buick, entreprise fondée en 1908 par William Durant (1861-1947). Elle s'est développée ensuite sous l'impulsion d'Alfred Pritchard Sloan (1875-1966), qui en fut directeur général de 1923 à 1946 et président de 1946 à 1956. À l'inverse de nombreux autres sociétés de construction automobile, General Motors (GM) s'est développée en agrégeant différentes marques, parmi lesquelles Cadillac, Oldsmobile, Chevrolet et Pontiac. General Motors fédère aujourd'hui huit marques américaines – sont venues s'ajouter aux premiers constructeurs GMC, Saturn et Hummer –, trois marques européennes – Vauxhall, qui depuis 1925 opère sur le seul marché britannique, Opel depuis 1929, ainsi que l'entreprise suédoise Saab –, une marque japonaise – Isuzu, dans laquelle General Motors détient un tiers du capital –, ainsi que le constructeur australien Holden.

De la suprématie mondiale à la faillite

L'un des trois principaux constructeurs automobiles américains (appelés familièrement « The Big Three »), avec Ford et Chrysler, General Motors a ravi à Ford en 1931 le titre de premier constructeur mondial, mais en a été dépossédé en 2008 par Toyota (qui a vendu 8,972 millions de véhicules contre 8,355 pour General Motors). La situation financière du groupe s'est très fortement dégradée au cours des dernières années. Pénalisé par un portefeuille de marques trop lourd et des gammes de véhicules trop centrées sur les 4x4 et les pick-up gourmands en carburant, le groupe a subi un recul important de ses ventes et enregistré des déficits record. En 2008, avec la crise économique, le processus s'est amplifié.et la valeur boursière du titre s'est effondrée. Maintenu artificiellement à flot grâce à près de 20 milliards de dollars d'aide publique, le groupe s'est finalement placé le 1er juin 2009 sous la protection de la loi américaine sur les faillites (ce qui équivaut à un dépôt de bilan). Le plan de restructuration présenté en avril 2009 prévoit son recentrage, aux États-Unis, autour de quatre marques – Buick, Cadillac, Chevrolet et GMC – la cession des marques Saturn et Hummer et des filiales européennes Opel et Saab, ainsi que l'abandon de la marque Pontiac. Cette réorientation s'accompagnera, aux États-Unis, d'une réduction importante du nombre d'usines (ramené de 47 à 34 en 2010, puis à 31 en 2012) et du nombre de salariés (ramené de 61 000 à la fin de 2008 à 40 000 en 2010). D'autres mesures visent à éponger la dette colossale. Elles incluent une réorganisation de l'actionnariat, qui sera désormais dominé par l'État (60 % environ) et par le puissant syndicat des ouvriers de l'automobile UAW (United Auto Workers) [17 %].