Pourtant il avait un père et une mère. Mais son père ne songeait pas à lui et sa mère ne l'aimait point. C'était un de ces enfants dignes de pitié entre tous qui ont père et mère et qui sont orphelins.
Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour ; mais il était joyeux parce qu'il était libre.
(Troisième partie, Livre premier, chapitre XIII).
Et prenant, à travers sa supériorité un peu goguenarde, un accent d'autorité attendrie et de protection douce :– Momacques, venez avec moi.
– Oui, monsieur, fit l'aîné.
Et les deux enfants le suivirent comme ils auraient suivi un archevêque. Ils avaient cessé de pleurer.
(Quatrième partie, Livre sixième, chapitre II).
Au moment où Gavroche débarrassait de ses cartouches un sergent gisant près d'une borne, une balle frappa le cadavre.– Fichtre ! fit Gavroche. Voilà qu'on me tue mes morts.
(Cinquième partie, Livre premier, chapitre XV).
Je suis tombé par terre,C'est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à … [Rousseau]
Il n'acheva point. Une seconde balle du même tireur l'arrêta court. Cette fois il s'abattit la face contre le pavé, et ne remua plus. Cette petite grande âme venait de s'envoler.
(Cinquième partie, Livre premier, chapitre XV).