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Charles III

royaume de Naples

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royaume de Naples
ou royaume de Terre ferme

Ancien royaume d'Italie.

Le royaume de Naples naît en fait des « Vêpres siciliennes », révolte qui contraint Charles Ier d'Anjou à renoncer en 1282 à la Sicile, occupée par les Aragonais. La Sicile insulaire et la « Sicile en deçà du phare » (de Messine), qui devient le royaume de Naples, connaissent jusqu'au XVIe s. des destins séparés. Le royaume de Naples, sous le règne de Robert d'Anjou (1309-1343), connaît un certain développement économique et social, grâce en partie aux banquiers florentins. Mais, dès le milieu du XIVe s., le royaume s'affaiblit à cause des épidémies, de l'arrêt de la colonisation française et de l'anarchie intérieure, tandis que progressent les grands domaines d'élevage (latifundia), peu exploités. Après de complexes rivalités successorales, Alphonse V d'Aragon (1442-1458) réunit les Deux-Siciles, dont il se proclame roi sous le nom d'Alphonse Ier. Il a éliminé son compétiteur Louis d'Anjou, dont les prétentions à la couronne sont transmises à Louis XI, roi de France : elles vont être à l'origine des guerres d'Italie. À la mort d'Alphonse V, le royaume est de nouveau partagé entre deux branches aragonaises. Ni Charles VIII ni Louis XII ne réussissent à faire valoir durablement leurs droits sur Naples. En 1504, le royaume, reconquis définitivement sur les envahisseurs français, devient une vice-royauté rattachée directement à l'Aragon. Possession espagnole (1504-1707) puis autrichienne (1707-1734), le pays est écrasé par la fiscalité et s'enfonce dans le sous-développement et le banditisme. Le royaume ne retrouve un souverain indépendant qu'en 1734, avec Charles de Bourbon (Charles VII, 1734-1759), qui, aidé par son ministre Bernardo Tanucci, entreprend une politique de réformes éclairées qui abaissent la puissance de l'Église. Cette politique est poursuivie par son fils Ferdinand IV (1759-1825), qui, hostile à la révolution, se jette dans la guerre contre la France. Il est chassé par les troupes de Championnet (1799) et se réfugie en Sicile. Devenu République Parthénopéenne (1799), le pays est donné à Joseph Bonaparte (1806-1808), puis à Joachim Murat (1808-1815). Ferdinand IV est restauré en 1816 : son royaume reprend alors le nom de royaume des Deux-Siciles.