satyres

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de mythologie grecque et romaine ».

Êtres mythiques vêtus de peaux de boucs, liés au culte de Dionysos dont ils sont les compagnons.
Les satyres gambadent dans les forêts et sur les collines, d'Éthiopie et d'Inde entres autres. Ils symbolisent la fécondité, l'énergie vitale de la nature.
Enfants d'Hermès ou des naïades, ces créatures mi-humaines, mi-animales ont les cheveux hirsutes, les oreilles pointues comme celles des chevaux, le nez plutôt écrasé, le front paré de deux petites cornes, le corps velu prolongé par une queue de cheval ou de chèvre, et le sexe en érection. Sensibles aux plaisirs, ils adorent boire du vin, jouer de la syrinx et danser avec les ménades et les nymphes avec lesquelles ils cherchent constamment à assouvir leur frénésie sexuelle.
Leur chef est Silène, qui est également le père nourricier de Dionysos. Les silènes et les satyres ont d'ailleurs finis par être confondus, même s'il semble que les premiers, plus âgés, sont, à l'origine, les danseurs du cortège de Dionysos et fréquentent les bois, tandis que les seconds préfèrent les étendues d'eau.
À Athènes, à l'époque classique, lors des Grandes Dionysies, ont lieu des concours qui mettent en compétition trois auteurs. Chacun d'eux présente une série de trois pièces articulées autour d'un même mythe. Cette trilogie est suivie d'un drame « satyrique », dont le sujet s'accorde avec celui des précédents (il en résulte une tétralogie). C'est une drame dont le sujet est alors traité sur un mode bouffon et qui se termine heureusement. Le chœur est composé de satyres et de créatures mi-hommes, mi-bêtes en transe, emmenés par leur chef Silène.
Les satyres trouvent leurs correspondants latins dans les faunes.
