rétraction

Cet article est extrait de l'ouvrage « Larousse Médical ».

Raccourcissement pathologique d'un organe ou d'un tissu.

Différents types de rétraction

Les rétractions de l'appareil locomoteur (ligaments, capsules articulaires, muscles, tendons, aponévroses) sont responsables d'une diminution de l'amplitude normale d'une articulation pouvant aller jusqu'à l'ankylose (enraidissement complet).

Les rétractions cutanées causées par une cicatrice peuvent entraîner, surtout au niveau des orifices de la face, des plis de flexion des membres et des mains, une gêne fonctionnelle majeure.

Causes

Une rétraction peut être la conséquence d'un traumatisme (contusion, entorse, fracture, syndrome des loges par compression des muscles), d'une maladie neurologique (paralysie) ou simplement d'une immobilisation prolongée. Après une lésion cutanée, en particulier après une brûlure, certaines cicatrices sont rétractiles par sclérose cutanée. Des rétractions surviennent également au cours de la maladie de Dupuytren (rétraction de l'aponévrose palmaire de la main, entraînant une flexion irréductible d'un ou de plusieurs doigts).

Traitement et prévention

Une rétraction installée ne peut être combattue que par une kinésithérapie soutenue. Le recours à une intervention chirurgicale est parfois nécessaire (ablation complète de la structure rétractée ou simple section permettant d'augmenter l'amplitude articulaire). Les rétractions cutanées peuvent être traitées chirurgicalement par section des brides cicatricielles et, dans certains cas, par greffe de peau.

La prévention d'une rétraction au cours des affections neurologiques responsables de rigidité repose sur la mobilisation quotidienne (kinésithérapie) et, au besoin, sur le port d'orthèses (appareils destinés à corriger une déficience du système locomoteur).