cri du nourrisson

Cet article est extrait de l'ouvrage « Larousse Médical ».

Un des moyens d'expression du petit enfant avant l'acquisition de la parole.

Les cris trop fréquents ou trop prolongés ont des causes multiples, une infime minorité d'entre celles-ci étant pathologiques.

Les troubles alimentaires, liés à l'insuffisance des quantités données ou à une trop grande dilution des biberons, provoquent des cris vigoureux ; l'enfant présente des mouvements de succion, il met ses doigts dans sa bouche. Dans d'autres cas, le biberon est donné trop rapidement, la tétine est trop ouverte ou le lait trop liquide : le nourrisson crie de façon vigoureuse avec des grimaces au cours de la prise du biberon, qui est entrecoupée d'éructations sonores dues à l'ingestion d'air ; ou bien la tétée est suivie de cris et d'émission de gaz évoquant des coliques.

Une perturbation du rythme de vie de l'enfant, par des réveils provoqués pour lui imposer certaines heures de repas, ou par des déplacements en des lieux qui lui sont inconnus, entraîne des cris. Le nourrisson crie au cours de l'endormissement, qui est difficile ; il n'est pas calmé quand on le lève ou il crie dès qu'on le recouche.

Une modification des relations entre mère et enfant, par exemple lors d'une dépression de la mère, engendre une réaction de l'enfant. Volontiers hyperactif, il s'apaise dans les bras d'une tierce personne.

Certaines maladies, enfin, provoquent des cris de douleur. Ceux-ci s'accompagnent généralement d'autres signes de maladie (fièvre, pâleur, diarrhée, arrêt des selles, vomissements, douleur à la pression des oreilles). Ils ne ressemblent pas aux autres cris : ils sont plaintifs, plus violents ou aigus. Ce type de cris doit conduire rapidement à une consultation médicale.