Harakiri

Seppuku

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des films ».

Drame de Masaki Kobayashi, avec Tatsuya Nakadai (Hanshiro Tsugumo), Shima Iwashita (Miho Tsugumo), Akira Ishihama (Motome Chijiiwa), Yoshio Inaba (Jinnai Chijiiwa).

  • Scénario : Shinobu Hashimoto, d'après le roman de Yasuhiko Takiguchi
  • Photographie : Yoshio Miyajima
  • Décor : Junichi Ozumi
  • Musique : Toru Takemitsu
  • Pays : Japon
  • Date de sortie : 1962
  • Son : noir et blanc
  • Durée : 2 h 15

Résumé

Un jeune samouraï réduit à la pauvreté (son seigneur a été destitué) demande au seigneur Iyi la faveur de se faire hara-kiri sur son domaine. Il veut se suicider, explique-t-il, parce qu'il est désespéré, sa femme et ses enfants étant gravement malades. Il espère, en fait, que le seigneur l'accueillera parmi les siens. Il n'en est rien et la cérémonie doit avoir lieu. Comme il avait vendu son sabre pour nourrir sa famille, il traîne un sabre en bambou, avec lequel on le force à s'exécuter. Lorsque son frère, également samouraï, apprend la nouvelle, il tue plusieurs samouraïs de Iyi et meurt fièrement par hara-kiri.

Commentaire

À la fois film de genre, fresque et reportage, Harakiri est un des nombreux succès de l'expérimentation cinématographique au Japon dans les années 1960. Kobayashi combine les éléments du film d'action (le héros, la ruse, le suspense, la violence) et ceux du reportage objectif sur les samouraïs (les dates et les faits, les circonstances liées au déclin du code Bushido, et celles qui annoncent l'ouverture du Japon à l'Ouest). La fin fait un usage systématique du flash-back et du récit dans le récit.