RPR

sigle de Rassemblement pour la République

Parti politique français constitué en décembre 1976 sous l'impulsion de Jacques Chirac (qui en a été le président de 1976 à 1994), en remplacement de l'Union des démocrates pour la République (UDR), dans le but de rénover le mouvement gaulliste.

Prenant ses distances vis-à-vis du gouvernement d'inspiration giscardienne, le RPR soutient la candidature de Jacques Chirac à l'élection présidentielle de mai 1981. Après la défaite de Valéry Giscard d'Estaing et l'arrivée au pouvoir des socialistes, le RPR joue un rôle majeur au sein de la nouvelle opposition, prônant à nouveau l'union avec les giscardiens et les centristes.

Aux élections législatives de mars 1986, le RPR et l'Union pour la démocratie française (UDF) reconquièrent la majorité : François Mitterrand nomme Jacques Chirac Premier ministre, et les principaux portefeuilles sont attribués aux responsables du parti.

Mais en 1988, après la réélection de François Mitterrand (qui bat, au second tour, Jacques Chirac) à la présidence de la République et le retour d'une majorité (relative) socialiste à l'Assemblée, le RPR repasse dans l'opposition. Aux élections européennes de juin 1989, la liste commune UDF-RPR arrive en tête, devant la liste socialiste. En 1993, le RPR et l'UDF, alliés au sein de l'UPF (Union pour la France) remportent les élections législatives et constituent un deuxième gouvernement de cohabitation, dirigé par Édouard Balladur.

Après les élections européennes de juin 1994, marquées par un affaiblissement de la liste RPR-UDF, le parti est dominé par la rivalité entre Jacques Chirac et Édouard Balladur qui sont tous deux candidats à l'élection présidentielle de 1995. Jacques Chirac, soutenu au second tour par Édouard Balladur, est élu président de la République (7 mai) face à Lionel Jospin. Il nomme alors Alain Juppé à la tête du gouvernement. Ce dernier est élu en octobre à la présidence du RPR.

À nouveau dans l'opposition à la suite des élections législatives anticipées de 1997, le RPR est présidé, depuis le mois de juillet de la même année, par Philippe Séguin. Après la démission de ce dernier en avril 1999, Nicolas Sarkozy devient secrétaire général et président par intérim.

Aux élections européennes de juin 1999, la liste commune RPR-DL essuie une grave défaite obtenant moins de 13 % des suffrages : Nicolas Sarkozy quitte la présidence intérimaire (juin), puis cesse d'exercer ses fonctions de secrétaire général (octobre). En décembre 1999, Michèle Alliot-Marie est élue présidente du RPR. Affaibli par des querelles de personnes, le RPR voit lui échapper son fief parisien aux municipales de 2001.

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2002, marqué par l'abstention et la poussée des votes contestataires (Front national et partis trotskistes), Jacques Chirac, bien qu'arrivé en tête, réalise un score médiocre (19,88 %). Conscient de cette faiblesse, mais anticipant un vote massif en sa faveur au second tour qui va l'opposer à Jean-Marie Le Pen, il tente d'imposer le regroupement des forces de droite et du centre droit au sein d'une alliance électorale, préfiguration d'un nouveau parti, l'Union pour la majorité présidentielle (UMP). Les résultats obtenus lors des élections législatives de juin 2002 confortent la stratégie du chef de l'État. À elle seule, l'UMP recueille 33,37 % des voix au premier tour et s'assure la majorité absolue à l'Assemblée (355 sièges). En septembre 2002, des assises extraordinaires consacrent la fusion du parti gaulliste au sein de l'Union pour un mouvement populaire (UMP)

Pour en savoir plus, voir l'article France : vie politique depuis 1958.