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Méthone

en grec Methônê, aujoud'hui Methóni

Ville et port de Grèce, à la pointe sud-ouest du Péloponnèse (nome de Messénie).

HISTOIRE

Methôné, ville messénienne, ne joua qu'un rôle relativement secondaire dans l'Antiquité. Elle fut donnée par les Spartiates aux Naupliens, qui s'y maintinrent après la restitution de la Messénie par Épaminondas. En 431 avant J.-C., les Athéniens l'assiégèrent en vain.

La ville joua par contre un rôle important durant le Moyen Âge ; sa situation, à l'entrée de la mer Ionienne, ne pouvait laisser Venise insensible. En 533, le général byzantin Bélisaire, envoyé par Justinien en Afrique du Nord pour faire campagne contre les Vandales, y fit escale. En 1125, le doge Domenico Michieli fit raser la forteresse byzantine, puis une flotte vénitienne prit possession de la ville en 1206 et la fortifia. Dès lors, le nom de Methôné fut altéré en Modon. En 1500, Bayazid II assiégea les 7 000 défenseurs de la place avec une armée forte, dit-on, de 100 000 hommes et 500 canons de siège. La forteresse capitula le 9 août 1500. Les Chevaliers de Saint-Jean, en 1531, et don Juan d'Autriche, en 1572, tentèrent en vain de la reprendre aux Turcs. Morosini parvint finalement à s'en rendre maître le 10 juillet 1686 et les Vénitiens purent la conserver jusqu'en 1715, date à laquelle elle repassa entre les mains des Turcs.

L'armée d'Ibrahim Pacha y débarqua en 1825 mais, quelques jours plus tard, une partie de la ville sauta lors d'une attaque de la flotte turco-égyptienne par Miaoulis. En 1828, les Turcs remirent la place aux Français du général Maison qui la rendirent aux Grecs.

La forteresse vénitienne

Séparée de la ville par un fossé (xve s.) décrivant un arc de cercle à la base du promontoire, la citadelle de Méthoni est la mieux conservée des nombreuses forteresses que les Vénitiens élevèrent sur les côtes du Péloponnèse. Sa contrescarpe était composée d'un passage protégé et d'un glacis qui a disparu. Le rempart s'étend entre deux forts bastions : le bastion Bembo (1480) et le bastion Loredan (1714), destinés à recevoir de l'artillerie. La banquette de tir, d'époque turque, s'achève contre une tour carrée, très ruinée, qui date peut-être de l'époque romaine ou du début de l'époque byzantine.