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Kalavryta

Ville de Grèce (nome d'Achaïe), dans le nord-ouest du Péloponnèse, située à 700 m d'altitude dans la haute vallée du Vouraïkos, au pied du mont Vélia (1 566 m).

  • Population : 2 500 hab.

Histoire

Kalavryta (« Bonnes sources ») est identifiée comme l'ancienne Kynaetha, ville arcadienne située à un stade de la source Alyssos, qui était réputée guérir de la rage. Les Kynaethéens, qui se distinguaient par l'indépendance et la sauvagerie de leur caractère et par leur irréligion, furent souvent tenus à l'écart par les autres Arcadiens. La ville, détruite en 220 avant J.-C. par les Étoliens, se releva sous l'empereur Hadrien.

Au Moyen Âge, lors du partage de la Morée en douze pairies franques, en 1209, le fief de Kolovrate (Kalavryta) échut à Otton de Tournai ; il passa ensuite aux barons de Chalandritsa, seigneurs de La Trémoille (1301). Le nom, Trémola, d'un château fort élevé par les Francs et aujourd'hui très ruiné, rappelle celui d'Humbert de La Trémoille.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le 13 décembre 1943, Kalavryta fut le théâtre d'un massacre commis par les SS allemands qui, après avoir mis le feu au village, exterminèrent l'ensemble de la population masculine (y compris un grand nombre de jeunes entre 12 et 17 ans), soit plus de 1 400 personnes, en représailles d'un attentat commis par les résistants.

Non loin de la ville se trouve le monastère d'Haghia Lavra (la Sainte Laure). Ce couvent, qui dépendait de l'Athos, fut fondé en 961. C'est là que, le 25 mars 1821, Germanos, archevêque de Patras, réfugié au couvent avec André Zaïmis, primat de Kalavryta, et André Londos, primat de Vostitsa (Ægion), donna le signal du soulèvement et de la guerre d'indépendance, en levant, devant les Grecs appelés aux armes, l'étendard de la révolte. Depuis lors, le 25 mars est le jour de la fête nationale en Grèce. Le couvent, incendié par les Allemands en 1943, au lendemain du massacre de Kalavryta, a été reconstruit et abrite une collection de souvenirs historiques.