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otarie de Californie

Otarie de Californie
Otarie de Californie

Animal intelligent et agile, étonnant nageur, l'otarie de Californie peuple les zones côtières pacifiques de l'Amérique du Nord.

Introduction

Issus du groupe ancestral des énaliarctidés, animaux de petite taille qui vivaient dans le Pacifique nord, le long de la zone côtière, les premiers représentants de la famille des otaries (otariidés) seraient apparus dans le Pacifique Nord au miocène supérieur, il y a environ 24 millions d'années. Cependant, les plus anciens fossiles d'otaries connus datent du milieu du miocène, il y a environ 15 millions d'années.

Les otaries franchirent l'équateur au pliocène, il y a 2 à 5 millions d'années environ, sans doute à une époque où une zone d'eaux froides s'étendait, de façon continue, le long de tout le Pacifique oriental. L'absence de tout fossile dans l'Atlantique indique que le passage entre le Pacifique et l'Atlantique, au niveau de l'Amérique centrale, n'existait pas encore. Cependant, la température n'est vraisemblablement pas le facteur déterminant ayant influé sur la dispersion des otaries. Il existe en effet une corrélation certaine entre leur distribution actuelle et les zones océaniques où la nourriture est abondante, ce qui est généralement le cas dans les eaux froides. Dans l'hémisphère Sud, les otaries se répandirent d'île en île en suivant le courant circumpolaire antarctique. La séparation des lions de mer (otariinés) des otaries à fourrure (arctocéphalinés) est relativement récente : elle date en effet de 2 à 3 millions d'années.

Jadis regroupés au sein de l'ordre des pinnipèdes (une subdivision de la classification scientifique aujourd'hui obsolète), les otaries, les morses et les phoques auraient une origine commune (groupe monophylétique) – cette thèse, qui a un temps été remise en cause, semble confirmée par les résultats de diverses études génétiques. Les racines de ces animaux restent toutefois mal élucidées ; les pinnipèdes partageraient un ancêtre commun avec, selon les auteurs, soit les ursidés (ours), soit la superfamille des mustéloïdes (qui inclue les mustélidés – belettes, visons, etc. – et les procyonidés – ratons laveurs).

La vie de l'otarie de Californie

Des rassemblements compacts

Les otaries aiment à se blottir les unes contre les autres. Elles forment ainsi des rassemblements à terre, qui ne présentent pas d'organisation sociale stable en dehors de la saison de reproduction (de septembre à avril), et qui sont plutôt le fait d'un fort instinct grégaire qui pousse les otaries à se regrouper de façon compacte, même si de vastes portions de littoral sont disponibles alentour. Les animaux non reproducteurs adoptent eux aussi cette attitude sur les sites de reproduction. Toute activité soudaine (irruption d'autres animaux ou de l'homme)  ou tout bruit inhabituel peuvent déclencher une réaction d'alarme : les animaux se précipitent alors dans l'eau sans même essayer d'identifier la menace.

Une toilette minutieuse

Lors des périodes de vie à terre, les otaries passent donc de longs moments à se frotter les unes aux autres ou contre les rochers, mais aussi à faire leur toilette. Adoptant une attitude qui n'est pas sans rappeler celle des chiens, l'animal peigne son pelage à l'aide des griffes de l'un de ses membres postérieurs : il peut ainsi atteindre n'importe quelle partie des 2/3 avant du corps. L'un des membres antérieurs peut être aussi utilisé pour gratter la partie postérieure du corps ou la tête.

Des heures entières à dormir

La plus grande partie du temps est consacrée au repos. Grâce à leur corps très flexible, les otaries peuvent adopter des postures de repos très variées. Elles dorment en général en position allongée, mais elles sont aussi capables de s'endormir dressées sur leurs pattes, la tête en position verticale, museau pointé vers le haut.

Très agiles à terre

L'otarie de Californie se déplace très facilement à terre. Sur terrain délicat (rochers glissants), un mâle à la poursuite d'un rival peut probablement se mouvoir plus rapidement qu'un homme. Lorsqu'il marche, l'animal utilise ses quatre pattes alternativement : il prend appui sur ses mains et sur la partie postérieure de ses pieds. Mais, comme la mobilité des membres postérieurs est réduite, l'avancée doit être accompagnée d'une importante flexion de la colonne vertébrale. La tête et le cou se balancent régulièrement d'un côté à l'autre. L'otarie peut aussi se déplacer au galop : le balancement de la tête devient alors vertical. On estime alors que sa vitesse peut atteindre 25 à 30 km/h.

De très bonnes nageuses

L'eau est l'élément de prédilection des otaries et, même lors de la période de reproduction où leur existence est essentiellement terrestre, elles effectuent de fréquentes incursions dans le milieu aquatique : pour s'y rafraîchir, pour y trouver de la nourriture (pieuvres, calmars et poissons divers, anchois, harengs, saumons, etc.) comme pour y jouer. Elles s'amusent ainsi à surfer sur les vagues ou s'engagent dans des poursuites effrénées. Elles peuvent même dormir dans l'eau, près du rivage, allongées sur le côté, un membre négligemment levé.

La « nage des marsouins »

Malgré leur silhouette massive, les otaries sont d'une agilité surprenante. Lorsqu'elles nagent, la force propulsive est fournie par des mouvements simultanés des membres antérieurs, les membres postérieurs servant de gouvernail. Pour se déplacer rapidement, elles « marsouinent » : elles émergent périodiquement au-dessus de la surface et décrivent un arc de cercle avant de plonger à nouveau. On a parfois observé des groupes de 5 à 20 juvéniles nageant ainsi en file indienne ; ce comportement est peut-être à l'origine de certaines histoires de serpents de mer. La vitesse maximale pouvant être atteinte dans l'eau est proche de 30 km/h.

Un pêcheur habile

La recherche de la nourriture est souvent individuelle, mais, lorsque les bancs de calmars ou de poissons sont importants, les otaries coopèrent entre elles ou même, parfois, avec des individus d'autres espèces, comme les marsouins.

Dans l'eau, leur souplesse est prodigieuse : elles peuvent changer presque instantanément de direction et, grâce à la mobilité de leur long cou, capturer aisément leurs proies. Les plus petites sont consommées aussitôt sous l'eau, les plus grosses étant débitées en morceaux à la surface avant d'être ingurgitées.

Lorsqu'elles sont à la recherche de nourriture, les otaries, contrairement aux phoques, effectuent des plongées de courte durée à des profondeurs relativement faibles. Des données expérimentales montrent que leurs descentes ne durent en moyenne que 3 minutes (maximum 12) à des profondeurs variant entre 70 et 270 m maximum. La durée de plongée dépend d'ailleurs de la masse de l'animal : plus celle-ci est importante, plus la plongée peut être longue, car un animal plus volumineux stocke davantage d'oxygène et l'utilise de manière plus efficace. Les quelques bilans énergétiques établis donnent, pour une otarie de 85 kilos ayant effectué 200 plongées de 2 minutes environ et ayant ramené en moyenne 60 grammes de poisson par plongée, un rapport énergie acquise/énergie dépensée voisin de 4, c'est-à-dire que l'énergie acquise est quatre fois supérieure à l'énergie dépensée.

Le déplacement aquatique

Le déplacement aquatique



Lorsque l'otarie avance dans l'eau, les membres antérieurs subissent d'abord une rotation, se rapprochent l'un de l'autre et se portent finalement vers l'arrière. Cette phase propulsive est suivie d'une phase de récupération, pendant laquelle les membres antérieurs se repositionnent. L'ensemble d'un cycle ne dure, suivant la vitesse de l'animal, que de 0,5 à 1 seconde, dont 60 % sont consacrés à la propulsion.

Des naissances qui précèdent l'accouplement

La période de reproduction des otaries, qui s'étend du mois de mai au mois d'août, marque un changement notable dans leur comportement. Les mâles deviennent agressifs et territoriaux. Dans les « rookeries », zones côtières utilisées par les animaux reproducteurs, on compte à peu près 1 mâle pour 14 femelles : la polygamie est de règle. Les mâles, disposés régulièrement tous les 10 à 15 mètres, occupent un territoire au sein duquel les femelles forment des groupes compacts et irréguliers. Cette organisation spatiale est déterminée par l'extrême agressivité des mâles et le fort instinct grégaire des femelles. La plupart des mâles sans territoire se rassemblent sur des aires séparées.

Un territoire bien défendu

La taille du territoire varie considérablement selon les animaux et le moment de la journée. Ses limites sont d'ailleurs difficiles à tracer : il n'y a pas de démarcation du côté de la terre et la « frontière » maritime peut être submergée à marée haute. D'ailleurs, le mâle résident ne patrouille pas sur la totalité de son territoire et y tolère, parfois, la présence momentanée (quelques heures) d'un autre mâle. Ce comportement territorial, observé pendant toute la période de reproduction, est très intense à la fin de juin et au début de juillet. En fait un même territoire est rarement défendu plus de 15 jours d'affilée : il peut être occupé par une succession de mâles qui se relaient.

On ignore comment le premier mâle établit son domaine, mais, une fois qu'il en a pris possession, il le défend vigoureusement. Les intrus sont repoussés par la force hors du territoire et, en général, ils battent en retraite.

Les femelles d'une rookerie ne se préoccupent pas des frontières territoriales ; les mâles résidants ne font aucun effort pour les réunir en troupeau et les maintenir dans leur domaine. La répartition des femelles ne coïncide donc pas avec le territoire du mâle. Il n'existe pas, chez l'otarie de Californie, de véritable harem.

Des femelles indifférentes puis entreprenantes

L'accouplement chez les otaries est différé, car les femelles sont encore gravides lorsqu'elles arrivent sur les lieux de reproduction. En effet, la gestation dure près d'un an. Les futures mères s'installent donc sur les rookeries un jour environ avant la mise-bas. Le mâle résidant n'y prête guère attention ; indifférence partagée, car les femelles l'ignorent et même l'évitent. En revanche, deux semaines environ après la mise-bas, elles entrent en chaleur et leur comportement se modifie radicalement. Car, chez l'otarie de Californie, c'est la femelle qui sollicite le mâle. Elle s'approche puis, s'allongeant devant lui, elle presse, de façon répétée, son corps contre le sien, se contorsionne, s'étire, tout en le regardant fixement.

La copulation peut aussi bien avoir lieu à terre que dans l'eau. Elle dure souvent plus d'une heure, entrecoupée de pauses pendant lesquelles la femelle reprend sa cour. Dès que l'accouplement est terminé, elle repousse son partenaire et s'éloigne.

Une indépendance précoce

Le petit de l'otarie de Californie naît généralement en juin. Bébé unique de la portée, il pèse environ 6 kg et mesure près de 75 cm. L'accouchement, tête la première, ne dure que 2 à 3 minutes, et le cordon ombilical se rompt tout de suite. Le nouveau-né frissonne quelques instants, commence à remuer faiblement puis réussit, après quelques essais, à prendre appui sur ses membres antérieurs.

Des odeurs et des cris pour faire connaissance

La mère le renifle immédiatement, puis enlève les fragments de membranes fœtales collés à son pelage. À l'aide de ses dents, elle le soulève plusieurs fois contre son flanc et mordille son corps.

Dès la naissance, mère et petit échangent des vocalisations pendant une quinzaine de minutes. Ces cris sont répétés à plusieurs reprises au cours des heures suivantes et serviront plus tard à la reconnaissance mutuelle.

Pendant les 3 ou 4 premiers jours, la femelle est très protectrice et reste en contact physique étroit avec son petit. Celui-ci trouve d'ailleurs très vite après sa naissance les 4 tétons rétractables de sa mère et passe de l'un à l'autre au cours d'une tétée quotidienne de 30 minutes environ. Puis les liens se relâchent au fur et à mesure que la saison avance, et le petit ne dépend plus de sa mère si ce n'est pour se nourrir.

Des jeux en groupe

En grandissant, le petit se déplace de plus en plus facilement à terre. Il apprend aussi rapidement à nager et, dès la mi-juillet, passe de longues périodes dans l'eau avec ses camarades de jeu. Les jeunes dorment beaucoup, adoptant les mêmes postures que les adultes.

L'instinct grégaire se manifeste assez tôt : dès qu'ils atteignent 2 à 3 semaines, les petits forment des groupes plus ou moins importants et restent à la périphérie de la rookerie, là où l'activité territoriale des mâles est minimale. À partir du moment où le jeune rejoint un groupe, ses activités ludiques, individuelles ou sociales commencent à être élaborées. Il acquiert également une gamme variée de vocalisations.

Vers l'âge de 6 semaines environ, le jeune part explorer, seul ou en groupe, les terres situées au voisinage de la rookerie. Au fur et à mesure que l'été avance, il s'aventure de plus en plus loin le long de la côte et même en mer. Mais les liens alimentaires avec sa mère peuvent se maintenir pendant un an ou plus, jusqu'à la naissance du petit suivant.

Pour tout savoir sur l'otarie de Californie

Otarie de Californie (Zalophus californianus)

Avec son pelage chocolat foncé, ses petites oreilles et son museau conique très caractéristique, l'otarie diffère fondamentalement des phoques. La tête est portée par un long cou très mobile. Lorsque l'otarie est à terre, ses 4 membres supportent le poids du corps alors que, dans l'eau, seuls les membres antérieurs servent à la propulsion. Ils sont d'ailleurs beaucoup plus développés que les membres postérieurs, notamment là où les doigts, réunis par une palmure, forment une palette natatoire. Les mains ne portent pas de griffes, en revanche, les orteils 2, 3 et 4 en possèdent. Les mamelles des otaries présentent quatre tétons, alors que la plupart des phoques n'en ont que deux.

La denture des otaries est particulière en ce qu'on ne peut distinguer les prémolaires des molaires : on parle de dents post-canines ; celles-ci, contrairement à ce que l'on remarque chez certains phoques, n'ont qu'une seule pointe conique. Elles sont plus adaptées pour saisir des proies glissantes que pour sectionner ou broyer la nourriture. Le nombre d'incisives est stable : trois par demi-mâchoire supérieure et deux par demi-mâchoire inférieure.

Vivant à la fois dans l'air et dans l'eau, les otaries, comme tous les pinnipèdes (otaries, morses, phoques), n'ont pas les mêmes capacités sensorielles dans chacun de ces éléments. Ces milieux aux propriétés physiques si différentes ne véhiculent pas les informations de la même façon. Ainsi, dans l'air, l'acuité visuelle est limitée aussi bien à courte qu'à longue distance. Un observateur peut s'approcher, en plein jour, en rampant lentement, jusqu'à moins de 2 mètres d'un groupe d'otaries de Californie. Une fois qu'ils ont découvert l'intrus, les animaux étendent leur cou dans sa direction et, balançant la tête d'un côté à l'autre, le scrutent intensément, comme s'ils cherchaient à mieux le discerner. Malgré cette vision aérienne médiocre, les otaries sont très sensibles aux contours nets et aux mouvements brusques : tout objet se dressant au-dessus du niveau général des animaux et se déplaçant peut déclencher une réaction d'alarme. Un homme en position verticale provoque une réaction dès qu'il se trouve à une distance de 75 mètres durant la journée et de 25 mètres environ par nuit claire. D'ailleurs, les signaux visuels utilisés dans la vie sociale sont simples et évidents : ils ne requièrent que la perception de la silhouette et du mouvement. En revanche, la vision dans l'eau est bien meilleure ; elle est d'ailleurs largement utilisée lors de la recherche de nourriture.

Faisant partie des mammifères les plus bruyants, les otaries de Californie savent donner de la voix. Elles se servent en priorité de signaux vocaux pour communiquer. Grâce à ses vocalisations, le mâle résidant fait part de son statut et de son agressivité. La femelle exprime de la même manière son mécontentement. Mère et jeune se reconnaissent par les sons émis, tandis que les jeunes communiquent entre eux vocalement. Tous ces éléments plaident également en faveur d'une bonne acuité auditive.

Même s'il n'est utilisé qu'en des circonstances bien précises, l'odorat semble assez développé. Il permet au mâle d'identifier la femelle en chaleur et à la mère de reconnaître son petit, ce qui implique un haut degré de discrimination olfactive.

Enfin, la peau des otaries est très sensible au toucher, mais la réponse aux stimuli tactiles est sélective. Ainsi, les femelles qui allaitent réagissent de manière agressive au moindre contact, alors qu'en dehors de cette période elles aiment constituer des groupes compacts en se blottissant étroitement les unes contre les autres.

La vie amphibie des otaries les oblige constamment à adapter leur température au milieu ambiant : elles doivent conserver leur chaleur dans l'eau et être capables de la dissiper dans l'air.

Ce problème est particulièrement aigu dans le cas de l'otarie de Californie qui, se reproduisant en été dans la zone tempérée chaude ou tropicale, supporte à terre des températures particulièrement élevées. Pour le résoudre, elle maintient son pelage humide (l'évaporation de l'eau la rafraîchit), se tient le plus souvent sur un sol mouillé (auquel elle cède de la chaleur par conduction) et mène la plus grande partie de ses activités pendant la nuit.

OTARIE DE CALIFORNIE

Nom (genre, espèce) :

Zalophus californianus

Famille :

Otariidés

Ordre :

Pinnipèdes

Classe :

Mammifères

Identification :

Lion de mer de taille moyenne au pelage typiquement chocolat foncé. Le mâle, plus gros que la femelle, présente une volumineuse bosse frontale

Taille :

Mâles de 2 à 2,50 m, femelles de 1,50 à 2 m

Poids :

Mâles de 200 à 300 kg, femelles de 50 à 100 kg

Habitat et répartition :

Zone côtière pacifique de l'Amérique du Nord (États-Unis, Mexique)

Régime alimentaire :

Céphalopodes et poissons

Structure sociale :

Saison de reproduction : polygamie et grégarisme

Maturité sexuelle :

Vers 4-5 ans

Saison de reproduction :

De mai à septembre dans l'hémisphère Nord

Durée de la gestation :

11 mois et demi environ

Nombre de jeunes par portée :

1, exceptionnellement 2

Longévité :

Une quinzaine d'années (record en captivité : 31 ans)

Effectifs :

Population totale estimée à 355 000 individus (dont population californienne : 238 000 individus en 2007) ; effectifs en hausse

Statut :

Préoccupation mineure

 

Signes particuliers

La tête

La tête de l'otarie présente un museau très caractéristique. Le mâle adulte porte une bosse frontale plus ou moins proéminente qui n'existe pas chez les femelles. Les vibrisses sont fort développées et très mobiles. Elles perçoivent des informations tactiles importantes et jouent un rôle fondamental lors des contacts sociaux : en effet, un attouchement des vibrisses est la règle lorsque deux individus (mère/jeune ; mâle territorial/ femelle ; individus de tous âges sans distinction de sexe en dehors de la période de reproduction) se rencontrent. Le globe oculaire, de grande taille, présente un diamètre égal a celui d'un œil de bœuf. Pourtant, l'ouverture des paupières est généralement plus réduite que le diamètre de la cornée, mais la mobilité des animaux dans l'eau est telle que cela n'affecte guère le champ de vision. Les pinnipèdes sont astigmates dans l'air car les courbures de la cornée diffèrent dans les plans horizontal et vertical ; mais cet astigmatisme disparaît dans l'élément liquide puisque la cornée a le même indice de réfraction que celui de l'eau. Le pavillon auditif et le conduit externe des otaries sont renforcés par un cartilage et possèdent des muscles propres. Les otaries entendent moins bien dans l'air que dans l'eau.

Le squelette

Le squelette des otaries reflète fidèlement les adaptations de ces animaux aux problèmes de locomotion. Le membre antérieur est puissant et bien plus développé que le membre postérieur. La main, particulièrement grande, compte cinq doigts ; le premier, qui correspond au pouce, est plus important que les suivants. Les dernières phalanges paraissent tronquées car elles se prolongent par des baguettes cartilagineuses qui augmentent considérablement la surface de la palette natatoire et lui donnent une certaine élasticité. Les vertèbres cervicales sont également très développées, d'où l'extrême mobilité du cou. La région postérieure de la colonne vertébrale, le bassin et les membres postérieurs apparaissent en revanche relativement faibles. Le bassin, plus ou moins redressé chez les otaries, s'articule avec un fémur court. Les orteils ont tous la même taille, seuls les trois centraux portent des griffes.

Les autres otaries

Les différentes espèces d'otaries (famille des otariidés) sont regroupées en deux sous-familles : les otariinés, otaries et lions de mer, et les arctocéphalinés, ou otaries à fourrure. Les otaries et lions de mer, de grande taille, se reconnaissent à leur pelage peu fourni et à leur museau plus ou moins tronqué ; ils vivent principalement dans le Pacifique. Les otaries à fourrure, plus petites, possèdent un abondant pelage comprenant, outre les poils de couverture (ou jarres), de nombreux poils de bourre, plus courts et plus fins ; leur museau est typiquement conique. On les trouve pratiquement toutes dans l'hémisphère austral.

Les otaries et lions de mer

Lion de mer de Steller (Eumetopias jubatus)

Identification : c'est le plus grand des lions de mer ; mâle adulte : 3 m, 1 t ; femelle adulte : 2,20 m, 270 kg ; nouveau-né : 1 m, 20 kg. Pelage : jaunâtre, crinière fournie chez les mâles adultes.

Répartition : dans les régions les plus froides du Pacifique nord, de l'île de Hokkaido à l'ouest à la Californie à l'est, l'espèce fréquente les îlots rocheux situés en pleine mer.

Statut : espèce en danger ; la population totale, estimée entre 105 800 et 117 800  individus au milieu des années 2000, est en déclin depuis 1960 (on estime que ses effectifs ont chuté de plus de 50 % depuis le milieu des années 1970).

Otarie à crinière (Otaria byronia)

Identification : mâle adulte (reconnaissable à son cou volumineux et à son museau carré) : 2,30 m, 300 kg ; femelle adulte : 1,80 m, 150 kg ; nouveau-né : 85 cm, 18 kg.

Répartition : très largement étendue le long des côtes pacifique et atlantique d'Amérique du Sud, depuis le Pérou jusqu'à l'Uruguay ; îles Malouines.

Statut : « préoccupation mineure » pour l'U.I.C.N. (Union internationale pour la conservation de la nature) ; l'espèce est représentée, dans toute son aire de répartition, par plus de 250 000 animaux ; effectifs globalement stables.

Lion de mer d'Australie (Neophoca cinerea)

Identification : mâle adulte : 2,50 m, 300 kg ; femelle adulte : 1,80 m, 80 kg ; nouveau-né : 70 cm, 6-8 kg. Pelage : gris argenté et ventre crème pour les femelles, brun foncé et crinière de poils plus longs pour les mâles.

Répartition : le long des côtes et surtout sur les îles de l'Australie occidentale et méridionale.

Statut : en danger, effectifs en déclin. Population totale estimée à 13 800 individus en 2007. L'espèce est totalement protégée.

Lion de mer de Nouvelle-Zélande (Phocarctos hookeri)

Identification : mâle adulte : 2,50 m ; femelle : 2 m ; nouveau-né : 80 cm.

Répartition : îles au sud de la Nouvelle-Zélande ; la principale colonie se trouve sur les îles Auckland.

Statut : 4 000 à 6 000 animaux au total.

Les otaries à fourrure

Otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus)

Identification : mâle adulte : 2,10 m, 180-270 kg ; femelle : 1,50 m, 40-50 kg ; nouveau-né : 65 cm, 5 kg.

Répartition : du Japon à la Californie, en passant par les îles Aléoutiennes.

Statut : vulnérable, effectifs en déclin. Dans les années 1970, la population totale était estimée à 1 765 000 animaux, dont 1 300 000 se reproduisaient sur les îles Pribilof (mer de Béring). En 2004-2005, on en dénombrait 1 100 000.

Otarie à fourrure d'Amérique ou  de Guadalupe (Arctocephalus townsendi)

Identification : mâle adulte : 1,80 m, 140 kg.

Répartition : portion du rivage de la côte orientale de l'île de Guadalupe, au Mexique (29° de latitude nord), lors de la reproduction ; une petite colonie sur les îles San Benitos, près de la côte de Basse-Californie.

Statut : quasi-menacée, effectifs en hausse. À cause de la chasse, l'arctocéphale de Guadalupe a frôlé l'extinction à la fin du xixe siècle ; il ne subsistait plus que quelques individus, et l'espèce n'a quasiment pas été vue pendant plusieurs décennies. Au milieu des années 1950, la colonie comprenait  probablement entre 200 et 500 animaux. En 1975, le gouvernement mexicain déclarait l'île de Guadalupe sanctuaire pour les otaries. L'espèce s'est considérablement rétablie ; en 2007, ses effectifs atteignaient 15 000 à 17 000 individus.

Otarie à fourrure des îles Galápagos (Arctocephalus galapagoensis)

Identification : la plus petite des otaries à fourrure : le mâle ne mesure que 1,50 m de long. Front plat et museau très court.

Répartition : côtes rocheuses des îles Galápagos.

Statut : en danger, effectifs en déclin. Une étude de 1978 a conclu à la présence de 30 000 à 40 000 animaux ; en 2006, la population des otaries à fourrure des îles Galápagos était estimée entre 10 000 et 15 000 individus.

Otarie de Juan Fernández (Arctocephalus philippii)

Identification : mâle adulte : 2 m, 160 kg (espèce très mal connue).

Répartition : îles Juan Fernández, très isolées, au large des côtes de la partie centrale du Chili (33° de latitude sud).

Statut : quasi menacée, effectifs en hausse (estimés à 12 000 individus en 1991).

Otarie à fourrure d'Amérique du Sud (Arctocephalus australis)

Identification : mâle adulte : 1,90 m, 160 kg ; femelle : 1,40 m, 48 kg ; nouveau-né : 3-5 kg.

Répartition : côtes pacifique et atlantique d'Amérique du Sud, du Pérou à l'Uruguay ; îles Malouines.

Statut : préoccupation mineure, effectifs en hausse ; population totale comprise entre 250 000 et 300 000 individus.

Otarie à fourrure subantarctique ou d'Amsterdam (Arctocephalus tropicalis)

Identification : mâle adulte : 1,80 m, 140 kg ; femelle adulte : 1,30 m, 50 kg ; nouveau-né : 60 cm, 4-5 kg.

Répartition : îles au nord de la convergence antarctique : Tristan da Cunha, Gough, Marion, Prince-Édouard, Crozet, Amsterdam et Saint-Paul.

Statut : préoccupation mineure, effectifs en hausse (estimés supérieurs à 310 000 individus en 1987).

Otarie à fourrure de Kerguelen (Arctocephalus gazella)

Identification : mâle adulte : 1,90 m, 140 kg ; femelle : 1,30 m, 50 kg ; nouveau-né : 65 cm, 6 kg.

Répartition : îles Kerguelen, Shetland, Orkney, Sandwich, Géorgie du Sud, Bouvet, McDonald, Heard ; une colonie sur l'île Marion.

Statut : préoccupation mineure, effectifs en hausse. La colonie de l'archipel de Géorgie du Sud rassemble 95 % de la population totale ; ses effectifs étaient estimés entre 4,5 et 6,2 millions d'individus en 1999-2000.

Otarie à fourrure d'Afrique du Sud et d'Australie (Arctocephalus pusillus)

Deux sous-espèces sont reconnues : l'otarie à fourrure d'Afrique du Sud, Arctocephalus pusillus pusillus, et l'otarie à fourrure d'Australie, Arctocephalus pusillus doriferus.

Identification : otarie à fourrure d'Afrique du Sud : mâle adulte : 2,30 m, 200-350 kg ; femelle adulte : 1,30-1,80 m, 120 kg ; nouveau-né : 65 cm, 5-7 kg. Otarie à fourrure d'Australie : mâle adulte : 2,20 m, 220-360 kg ; femelle adulte : 1,20-1,70 m, 36-110 kg ; nouveau-né : 62-80 cm, 5-12 kg.

Répartition : otarie à fourrure d'Afrique du Sud : le long des côtes d'Afrique du Sud et de Namibie. Otarie à fourrure d'Australie : fréquente le détroit de Bass et les côtes de l'État de Victoria, de Nouvelle-Galles du Sud et de Tasmanie.

Statut : préoccupation mineure, effectifs en hausse. Otarie à fourrure d'Afrique du Sud : population totale estimée à 2 millions d'individus en 2004. Otarie à fourrure d'Australie : population totale évaluée à 92 000 individus en 2004.

Otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande (Arctocephalus forsteri)

Identification : mâle adulte : 2-2,20 m, 220-360 kg ; femelles adultes : 1,20-1,70 m, 36-110 kg ; nouveau-né : 55 cm, 3,5 kg.

Répartition : certaines côtes rocheuses et îles de Nouvelle-Zélande ; on la trouve aussi au large des côtes d'Australie occidentale (archipel de la Recherche) et d'Australie du Sud (île Kangaroo).

Statut : préoccupation mineure, effectifs en hausse ; environ 200 000 individus.

Milieu naturel et écologie

Les otaries de Californie sont essentiellement des animaux côtiers et peuvent être observées sur les rivages à n'importe quel moment de l'année. Lorsqu'elles sont perturbées (par l'homme ou par quelque événement météorologique), elles abandonnent la plage et se déplacent vers un autre secteur pour y reconstituer leur structure sociale habituelle, temporairement ou définitivement. Cette absence d'attachement à un site explique les facilités d'adaptation de l'espèce à la présence humaine.

Mâles au nord et femelles au sud

Les déplacements de l'otarie de Californie sont marqués par une certaine ségrégation sexuelle. Ainsi, à la fin de l'été, les mâles adultes et subadultes se dirigent généralement vers le nord, pour ne revenir sur les rookeries qu'au printemps. Les femelles et les jeunes restent toute l'année près des lieux de reproduction, ou bien migrent vers le sud (c'est le cas de la population des îles californiennes). L'hiver, on trouve donc beaucoup de femelles au sud de l'aire de distribution, alors que la plupart des mâles habitent au nord.

À la recherche d'un abri

La répartition du temps passé à terre et en mer varie selon les espèces : l'otarie à fourrure d'Alaska ne reste qu'un mois à terre et passe presque toute son existence en mer. Lors de leur période de vie terrestre, les otaries préfèrent les rivages isolés d'où l'homme est absent. Parfois, chez certaines espèces comme les lions de mer d'Australie ou les otaries à fourrure antarctiques, des individus s'aventurent à l'intérieur des terres, pour y trouver refuge parmi les dunes ou la végétation. Dans la zone tropicale, d'autres se protègent du soleil en utilisant des anfractuosités rocheuses ou des crevasses. Aux Galápagos, les otaries à fourrure se rencontrent uniquement le long de côtes offrant des abris (falaises ou grottes) pour les heures chaudes de la journée.

Ignorant les eaux polaires, arctiques ou antarctiques, les otaries fréquentent le plus souvent les régions subpolaires, tempérées et tropicales. Mais il existe des différences démographiques très importantes entre les eaux subpolaires, qui comptent généralement des centaines de milliers d'individus, et les régions chaudes, qui n'en accueillent que des dizaines de milliers. Cette préférence s'explique par la haute productivité des eaux froides (plus riches en oxygène et en sels minéraux) et la stabilité – ou tout au moins les variations régulières et prévisibles – des ressources alimentaires.

Un prédateur au régime variable

Le régime alimentaire des otaries est également très variable selon l'aire géographique, les saisons et les individus. Chez une même espèce, l'alimentation des juvéniles est différente de celle des adultes, sans doute parce qu'ils consomment les proies les plus faciles à capturer. Certaines otaries se spécialisent même dans le prélèvement d'un type de proies, notamment celles qui consomment des animaux à sang chaud. Car, bien que la nourriture de base soit constituée par des poissons et des céphalopodes, plusieurs espèces, en particulier dans l'hémisphère Sud, se nourrissent également d'oiseaux ; parmi les lions de mer et les otaries à fourrure, certains ajoutent à leur menu des manchots. Les lions de mer mâles s'attaquent même aux jeunes et aux femelles des otaries à fourrure. Dans l'hémisphère Nord, les lions de mer de Steller mâles s'attaquent aux otaries à fourrure d'Alaska, tandis que, dans l'hémisphère Sud, l'otarie à crinière consomme les otaries à fourrure qui se trouvent dans son aire de répartition.

Une proie de l'orque et des grands requins

Mais l'otarie est, à son tour, une proie de choix pour les grands requins et l'orque. D'ailleurs, si le grand requin blanc (Carcharodon carcharias) s'attaque de temps à autre à l'homme, c'est sans doute parce que ce dernier ressemble aux otaries quand il nage ou qu'il est allongé sur une planche de surf. Les otaries sont pourtant moins vulnérables que les phoques, car le grand squale attaque ses victimes par l'arrière et les otaries, grâce à leur type de propulsion et à leur habileté, s'échappent plus facilement. D'autres espèces de requins apprécient également les otaries. Aux Galápagos, les observations faites sur des lions de mer et des otaries à fourrure laissent apparaître des morsures fraîches ou des cicatrices dues sans doute à des requins tigres (Galeocerdo cuvier). Une telle prédation pourrait avoir un impact significatif sur la biologie et le comportement de certaines populations. Quelques auteurs ont suggéré que la longue période de soins maternels de l'otarie à fourrure des Galápagos pourrait être en rapport avec ce phénomène : en réduisant le temps que le jeune doit passer à rechercher sa nourriture, elle renforce les chances de survie de celui-ci. D'autre part, il semblerait que l'espèce se nourrisse de préférence les nuits sans lune pour éviter les attaques des requins (le clair de lune aiderait les requins à détecter leurs proies, qui se découpent alors en silhouette à la surface). L'orque, quant à elle, se nourrit de quatre espèces de lions de mer et de huit espèces d'otaries à fourrure. Dans l'hémisphère Sud, les orques patrouillent le long des rookeries lors de la période de reproduction des otaries et n'hésitent pas à s'échouer pour attraper les jeunes qui s'aventurent au bord de l'eau. En mer, les groupes d'orques encerclent les otaries et, tour à tour, attaquent des individus. Ainsi, des cétacés observés en train de chasser des lions de mer d'Amérique du Sud en prélevèrent une vingtaine en une heure, majoritairement des jeunes.

L'otarie de Californie et l'homme

Dotée d'une remarquable mémoire

Longtemps chassées pour leur pelage, leur viande et leur graisse, les otaries se trouvent aujourd'hui, dans certaines régions du monde, en conflit permanent avec les pêcheurs. Leurs facultés d'apprentissage, classiquement utilisées dans les cirques et les music-halls, sont aussi mises à profit à des fins militaires ou scientifiques.

Des proies faciles

Dès l'aube de l'humanité, les otaries, comme les phoques, ont représenté des proies idéales pour les peuples vivant au bord du Pacifique. Leur mobilité réduite à terre, ainsi que leur grégarisme, facilitaient grandement leur capture. Elles fournissaient alors à l'homme des produits d'intérêt vital : leur peau servait pour les embarcations et la confection de vêtements, leur viande, pour l'alimentation, leur graisse, pour l'éclairage. Ces chasses, pratiquées par des groupes humains peu nombreux, ne mettaient pas en péril les populations.

Mais, à partir du xvie siècle, d'artisanales, les chasses devinrent de plus en plus commerciales. Il s'agissait de collecter un maximum de prises destinées à la vente. Exploitées sans retenue, la plupart des populations d'otaries à fourrure furent réduites dans des proportions considérables, voire quasiment exterminées. Toutes les espèces réussirent pourtant à survivre et leurs colonies purent, tant bien que mal, se reconstituer partiellement. Les otaries à fourrure encore exploitées de façon notable sont celles du Pacifique nord. Ces prises contrôlées constituent une chasse de subsistance pour les populations locales.

Les conflits avec les pêcheurs

Les otaries se retrouvent souvent en compétition avec l'homme pour certaines ressources alimentaires, et endommagent parfois les engins de pêche. Mais à l'inverse – et le déséquilibre est marqué –, les méthodes modernes de pêche (filets maillants, notamment) font des ravages chez les otaries. Une étude réalisée en Californie a permis de chiffrer ces différents éléments : le coût pour les pêcheries avait été évalué à 600 000 dollars, pour 2 200 pinnipèdes ayant péri accidentellement… Ces enquêtes sont difficiles à mener car il n'est pas simple d'évaluer objectivement ce que les animaux mangent (ou ne mangent pas) et en quelle quantité. Les pinnipèdes sont donc souvent pris comme boucs émissaires lorsque les prises de poissons déclinent. Pour régler les conflits, il faudrait améliorer les connaissances sur les populations d'otaries et leur écologie, mais aussi mieux informer les pêcheurs. Les débris de filets jetés à la mer par les pêcheurs et flottant en surface ou entre deux eaux constituent une menace préoccupante pour les animaux, qui s'y empêtrent ; le nombre d'animaux pouvant ainsi périr en mer sans laisser de traces est difficilement chiffrable.

Du cirque au laboratoire

Animal intelligent, doté d'une bonne mémoire, l'otarie de Californie est depuis longtemps exhibée dans les cirques et les music-halls.

L'apprentissage d'un tour peut demander près d'un an, mais, une fois celui-ci acquis, l'animal le reproduira parfaitement, même après une interruption de quelques mois. Une otarie dressée peut être utilisée pendant une dizaine d'années. Dans les zoos, l'activité incessante des otaries et leurs vocalisations constituent une attraction fort appréciée du public. Ce comportement contraste avec celui des phoques captifs, que l'on voit rarement à terre et qui se bornent à tourner en rond dans leur bassin.

Plus récemment, les otaries de Californie ont été éduquées pour remplir diverses tâches. La marine américaine s'est beaucoup intéressée à ces animaux et a financé des recherches sur leurs facultés d'apprentissage. On leur a ainsi appris à localiser et à récupérer sur le fond des torpilles ou des missiles. Enfin, l'otarie de Californie a été employée comme animal d'expérimentation, pour des études sur la physiologie de la plongée, notamment.