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Zopyre ou Zopyrus

Physiognomiste grec (ve s. avant J.-C.).

Ce personnage, qui professait que le destin de l'homme découlait de déterminismes physiques, ne nous est connu que par une anecdote rapportée par Cicéron et par Alexandre d'Aphrodise.

« Bien mieux, ne savons-nous pas le jugement que porta un jour de Socrate le physionomiste Zopyre, qui faisait profession de connaître le tempérament et le caractère des hommes à la seule inspection du corps, des yeux, du visage, du front ? Il déclara que Socrate était un sot et un niais, parce qu'il n'avait pas la gorge concave, parce que tous ses organes étaient fermés et bouchés ; il ajouta même que Socrate était adonné aux femmes ; ce qui, nous dit-on, « fit rire Alcibiade aux éclats (in quo Alcibiades cachinnum dicitur sustulisse) » (Cicéron, Traité du destin, 5).

« C'est ainsi que le physiognomoniste Zopyre tenait sur Socrate, le philosophe, des propos très absurdes et très éloignés du genre de vie dont avait fait choix celui-ci, propos dont les disciples de Socrate se moquaient fort. Socrate déclara que Zopyre ne se trompait nullement : il eût été tel par nature s'il n'était devenu, par l'exercice de la philosophie, meilleur que sa nature » (Alexandre d'Aphrodise, Traité de la providence, 6,)