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Marc Zamansky

Mathématicien français (Genève 1916-Paris 1996).

En 1941, encore étudiant, il s'engagea dans les Forces françaises libres ; arrêté en 1943, il fut déporté au camp de concentration de Mauthausen d'où il ne fut libéré qu'en avril 1945. À son retour en France, agrégé de mathématiques, il présenta sa thèse sur les théories de l'approximation des fonctions périodiques, domaine dans lequel il devait par la suite publier un traité classique Approximation des fonctions (Approximation des fonctions périodiques d'une variable réelle. Approximation par des convolées, etc.). Enseignant à la faculté de Lille en 1951 puis à Paris à partir de 1955, il milita pour la rénovation et la modernisation de l'université. Son traité de Mathématiques générales (Algèbre et analyse, 1961, en collaboration avec Charles Pisot), fut l'ouvrage de base des étudiants en mathématiques des années 1960-1970. Élu doyen de la faculté des sciences de Paris, en 1961, il présida à la construction du campus de Jussieu (Paris Ve arrondissement). Résistant à la tempête de Mai 68, il publia, en 1969, un essai, Mort ou résurrection de l'université, dans lequel il s'insurgeait contre les idées nées du mouvement estudiantin. S'associant à la fronde universitaire contre la loi d'orientation d'Edgar Faure, il préconisa le maintien d'une université scientifique à part entière, et face à l'accroissement constant du nombre d'étudiants (800 000 en 1968), se déclara partisan d'une « sélection à l'entrée de l'université plutôt que par l'échec » ; désavoué en 1970 par ses pairs, il démissionna.