(Turin 1759-Moncalieri 1824), roi de Sardaigne (1802-1821), fils de Victor-Amédée III.
Il succéda à son frère Charles-Emmanuel IV mais, réfugié en Sardaigne, il ne recouvra ses possessions continentales qu'en 1815. Sa politique réactionnaire face aux insurrections aboutit à son abdication en faveur de son frère Charles-Félix.
(Turin 1820-Rome 1878), roi de Sardaigne (1849-1861), puis d'Italie (1861-1878).
Fils de Charles-Albert, il devint roi après le désastre de Novare (23 mars 1849) et l'abdication de son père. Il continua à l'intérieur la politique libérale, et conserva la Constitution. Il soutint la politique extérieure de son ministre Cavour visant à l'unification de l'Italie, dont il reçut la couronne en 1861. Après la mort de Cavour, la même ligne politique prévalut, et il chercha à imposer son pouvoir personnel à ses ministres. En 1870, il s'établit à Rome.
(Naples 1869-Alexandrie, Égypte, 1947), roi d'Italie (1900-1946).
Devenu roi après l'assassinat de son père, Humbert Ier, il contribua à restaurer la popularité de la dynastie en s'établissant près du front de 1915 à 1918. Il facilita l'arrivée au pouvoir de Mussolini en le chargeant de former le gouvernement (octobre 1922). Le régime fasciste lui enleva tout rôle politique, mais le nomma empereur d'Éthiopie (1936) et roi d'Albanie (1939). En 1943, il fit arrêter Mussolini, en accord avec le Grand Conseil fasciste. À la libération, sous la pression des partis politiques, il dut abdiquer en faveur de son fils Humbert (9 mai 1946) puis s'exila.