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Alexandre Vialatte

Écrivain et chroniqueur français (Magnac-Laval 1907-Paris 1971).

Originaire du Puy de Dôme, Alexandre Vialatte resta profondément attaché à son Auvergne natale, qu'il donna comme cadre à plusieurs de ses récits. C'est au lycée d'Ambert qu'il fit, à quinze ans, la connaissance d'Henri Pourrat, avec lequel il resta très lié tout au long de sa vie. Celui-ci l'encouragea dans ses débuts littéraires, en lui présentant notamment Jean Paulhan. Vialatte fit ses études supérieures à l'université de Clermont-Ferrand, où il étudia l'allemand. C'est à cette époque qu'il commença à écrire, en publiant, sous le pseudonyme de Colas Morton Roule, plusieurs poèmes dans des revues étudiantes.

En 1922, il partit vivre en Allemagne, où il devint rédacteur en chef de la Revue Rhénane. Il entama alors plusieurs traductions de Nietzsche, d'Emil Ludwig, de Brecht, et surtout de Kafka, qu'il fut le premier à traduire en français. Après avoir publié quelques extraits du Château dans la Revue Rhénane, il traduisit la Métamorphose, qui parut chez Gallimard en 1928, suivie du Procès (1933), du Château (1938) et des Lettres à Milena (1956).

De retour en France en 1928, il publia cette année-là son premier roman Battling le Ténébreux, dans lequel il évoque le monde de l'adolescence, thème récurrent de son œuvre. Sa production romanesque ne lui rapportant pas de revenu suffisant pour faire vivre sa famille, il se concentra davantage sur les traductions et multiplia les publications d'articles dans les journaux. Cette période fut néanmoins marquée par la publication d'un recueil de nouvelles, Badonce et les créatures (1936).

Professeur de français au lycée d'Héliopolis pendant deux ans (1937-1939), il est mobilisé à son retour en France. Blessé, il est fait prisonnier et interné dans un hôpital psychiatrique jusqu'en 1941. Le Fidèle Berger (1942) fait référence à son expérience de la guerre. Après la guerre, il assista, en tant que correspondant de presse, aux différents procès nazis. Ses rapports furent publiés dans les Lettres françaises et xxe s..

En 1951 parut son roman les Fruits du Congo, qui, s'il concurrença le Rivage de Syrtes de Julien Gracq pour le Prix Goncourt, ne rencontra qu'un succès très modéré. Parallèlement, l'auteur poursuivit donc sa carrière de chroniqueur et collabora à de nombreux journaux et revues (la Montagne, Paris-Match, Marie-Claire). Il publia également plusieurs ouvrages régionalistes : la Basse Auvergne, l'Auvergne (1964).

Si, de son vivant, Alexandre Vialatte fut salué par Roger Nimier et Antoine Blondin, il resta un auteur relativement méconnu du public. Son œuvre fut redécouverte après sa mort, notamment lorsque ses chroniques, remarquables par la qualité du style et un humour très personnel, furent réunies en recueils (Et c'est ainsi qu'Allah est grand, 1979 ; Almanach des quatre saisons, 1981). Plusieurs romans, inachevés pour la plupart, ont également fait l'objet d'une publication posthume (la Maison du joueur de flûte, 1986 ; la Dame du Job, 1987).