Lieutenant-colonel, il mène le coup d'État militaire qui, porté par la révolte des étudiants, met fin à la dictature de Moussa Traoré en mars 1991. Président du Comité de transition pour le salut du peuple, il organise les élections législatives et présidentielle de 1992, à l'issue desquelles il remet le pouvoir aux civils. Général en retraite, candidat sans parti à l'élection présidentielle de 2002, il est élu à la présidence du Mali, au second tour, avec 64,34 % des voix. Fort d'un bilan positif – l'instauration et le maintien d'un climat consensuel sur le plan politique et social –, il est réélu dès le premier tour en 2007 avec 71,20 % des suffrages.