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sir Joseph John Thomson

Sir Joseph John Thomson
Sir Joseph John Thomson

Physicien britannique (Cheetham Hill, près de Manchester, 1856-Cambridge 1940).

Élève de James Clerk Maxwell à Cambridge, il y fut nommé en 1884 professeur de physique expérimentale, et fit du laboratoire Cavendish, où il travailla pendant quarante-deux ans et dont il devint directeur, l’un des centres de physique expérimentale les plus réputés du monde. Il fut également professeur à l’Institut royal de Londres (1905) et devint en 1916 président de la Royal Society. Il s’est intéressé à tous les problèmes de la physique en général, mais c’est l’exploration des propriétés électriques de la matière qu’il considérait comme le but principal de ses recherches. Dès 1881, il montra que l’électricité a les propriétés fondamentales de la matière, l’inertie et la masse, établissant ainsi les fondements de la théorie électronique. En 1894, il mesura la vitesse des rayons cathodiques ; en 1897, il détermina, dans une expérience célèbre, le quotient e/m de la charge par la masse de l’électron, et, l’année suivante, la valeur absolue de cette charge. Vers 1910, il inventa le spectrographe de masse, qui permet de mesurer la masse des atomes et conduisit à la découverte, en 1913, des premiers isotopes. Il imagina en 1902 un modèle d’atome comportant un noyau sphérique chargé positivement dans lequel sont inclus des électrons, de charge négative, comme des raisins dans un pain aux raisins ; ce modèle fut modifié ultérieurement par Ernest Rutherford. (Prix Nobel de physique 1906.)

Son fils, sir George Paget Thomson, physicien anglais (Cambridge 1892-Cambridge 1975), a découvert en 1927, parallèlement à Clinton Joseph Davisson, la diffraction des électrons rapides dans les cristaux, confirmant ainsi le principe fondamental de la mécanique ondulatoire. (Prix Nobel de physique, avec C. J. Davisson, 1937.)